“Lever les poursuites judiciaires, un droit légitime”

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l Suite aux décisions prises par la tutelle en faveur des enseignants, plusieurs sections syndicales du Conseil national des enseignants du supérieur, se sont réunies mardi dernier pour évaluer les résultats de la rencontre qui a regroupé lundi dernier le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la section CNES (aile Boukaroura). Les sections CNES des universités USTHB, Blida, Boumerdès, Constantine, et Sidi Bel Abbés, ont exprimé leur détermination à rester en grève jusqu’à la levée des poursuites judiciaires et la satisfaction des revendications des enseignants, « il n’y a pas de raison de poursuivre nos camarades en justice », déclare l’un des membres du CNES. Les représentants de la section CNES-USTHB estiment que le ministre de l’enseignement supérieur n’a rien apporté de nouveau, à l’exception de la signature d’un décret sur les logements conventionnés, par le chef du gouvernement, qui ne fait toutefois que réparer une injustice envers les enseignants. »On n’a rien vu, il n’y a pratiquement pas du nouveau, que des promesses de la part du gouvernement, puisque les autres revendications que nous avons portées ne sont pas encore satisfaites », déclare un animateur du mouvement de grève. Ce qui a suscité également la colère des enseignants en grève, est le refus catégorique du ministre par rapport à la démocratisation de la gestion pédagogique et scientifique à l’université. Cependant, le conseil scientifique de l’USTHB a procédé à une évaluation de la situation à l’université et a adressé une déclaration à tous les enseignants de l’USTHB. Dans cette déclaration, le conseil a souhaité que les étudiants en fin de cycle puissent finaliser leur cursus et que les EMD puissent se tenir au plus tôt, afin d’éviter les contraintes pour la rentrée prochaine. Les examens sont programmés pour le 26 du mois en cours à l’USTHB, la programmation des examens est affichée au niveau des facultés et des blocs pédagogique depuis mardi. Par ailleurs les enseignants de l’université de Bouzaréah et de Beni Messous estiment être profondément choqués et scandalisés par l’interpellation et la présentation devant les instances judiciaires de leurs collègues représentants du CNES des régions Ouest, Centre, et Est. Les enseignants de ces universités affirment que « ce sont des centaines et des centaines de professeurs, maîtres de conférences, maîtres-assistants, chargés de cours, assistants dont les noms figurent dans les procès-verbaux du scrutin exprimé qui devraient être braqués par la police, dans la rue, à la sortie de leur université, devant leurs étudiants ou même dans leur domicile pour déconsidération d’une décision de justice ».Selon toujours les mêmes locuteurs, les délégués du CNES interpellés dans des conditions dignes d’un « Etat policier » ne sont pas les incitateurs du mouvement de grève mais les porte-paroles de leurs collègues qui les ont dûment mandatés pour négocier avec la tutelle.

Kahina Oumeziani

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