La SIB empiète sur le trottoir

Lorsque les citoyens ont à faire aux services des « ex-pont et chaussées », ce n’est pas de gaieté de cœur qu’ils consentent à accepter l’alignement imposé par rapport à l’axe de la chaussée. De toutes les façons, ils doivent se plier à la réglementation. Lorsqu’il s’agit d’une construction étatique, la loi étant la même pour « toute personne physique et morale », les conditions devraient être respectées plus que par tout autre. A Michelet, force est de reconnaître que ce n’est pas toujours le cas, d’après nos constatations. Le constructeur, à qui le chantier ouvert par la SIB au quartier est de la ville a été confié, ne semble pas se soucier de l’espace réservé aux piétons. Cet organisme envisagerait, d’après nos sources la construction d’un R+2 à la place de l’ancien garage, aux dimensions réduites, abritant le chasse-neige. Pour se donner un peu plus d’espace le constructeur n’a pas trouvé mieux que d’empiéter sur le trottoir. Un comble, lorsqu’à côté, les voisins (des privés), se trouvent en retrait de plus de deux mètres. De toutes façons, ils ne pensent pas se laisser faire et si la réglementation permet à certains de réduire les trottoirs, qui les dissuadera, eux, de le faire. La situation n’est pas nouvelle. La construction de locaux commerciaux par l’APC, ont leurs premières marches d’escalier au ras de la chaussée. Après ces exemples, allez imposer la loi à un simple citoyen. Nous avons, dans nos colonnes, à plusieurs reprises, signalé le squat des trottoirs par toutes sortes de marchandises afin que les pouvoirs publics prennent les dispositions qui s’imposent. Si, à l’extérieur de la ville, l’opération d’alignement des constructions est du ressort de la SIB, le travail est confié au service d’urbanisme de la SUCH, pour les chantiers se trouvant à l’intérieur de l’agglomération. Lorsqu’on affirme que nul n’est au-dessus de la loi, on pense certainement que même les services de l’état doivent s’y soumettre.

Nacer B.