Ce sont toutes les deux, les dernières communes nichées toutes en montagne, l’une sur le flanc nord (Iboudhraren) l’autre sur celui du sud (Saharidj) sur le majestueux Lala Khadidja. Elles se partagent les mêmes limites territoriales sur plusieurs dizaines de km allant d’Est en Ouest; elles sont toutes les deux déshéritées, subissant le même climat rude et aride, ayant la « tête dans les nuages » trois saisons sur quatre, l’une dépendante de la wilaya de Tizi Ouzou, l’autre de Bouira. Cependant et malgré le rapprochement géographique et culturel, nous n’avons jamais enregistré une action commune d’utilité publique ou autres activités culturelles. Pourtant ces deux communes d’utilité publique ou autres activités culturelles peuvent se « coupler », se prêter « main forte » sur plusieurs volets particulièrement celui touristique où d’énormes potentiels à même de les désenclaver et les sortir de l’anonymat attendent d’être exploités. Pour ceux qui connaissent le col de Tizi N’Koulal et les bénéfices que peuvent faire entrer ces deux communes en procédant d’un commun accord à la mise en valeur de ce site inexistant ailleurs, dans tout le pays, pour ne pas dire à l’échelle du Continent, ils ne peuvent qu’approuver et formuler le vœu de voir les responsables de ces deux APC renouer le contact (établi depuis des millénaires par nos aïeux) car le destin des uns ne diffère en rien de celui des autres. Des efforts harmonisés et conjugués de ces deux communes des hautes montagnes auraient une formidable retombée économique positive sur le quotidien peu reluisant, il faut le dire, de leurs populations. A titre indicatif : échange de main-d’œuvre spécialisée par exemple sachant que l’une (Iboudhraren) accuse un déficit pendant que Saharidj accumule un nombre important de chômeurs qui s’en va grandissant et dont elle ne sait quoi faire. Autre exemple : les matériaux de construction qui se font rares, versant nord alors que les points de ventes flanc sud éprouvent des difficultés a écouler leurs marchandises. Les personnes âgées racontent que malgré les difficultés et même bien souvent des dangers de mort pour franchir le col (qui se faisait à dos de baudets), ces dangers proviennent des « brigands coupeurs de route ou des conditions climatiques, tempêtes et avalanches de neige. Nous aïeux ont toujours maintenu un cabotage important entre ces deux régions qui se partagent beaucoup d’affinité ainsi qu’une histoire commune lors de toutes interactions contre les divers envahisseurs à travers les siècles. La voie d’accès à travers le col de Tizi N’Koulal a, depuis la nuit des temps, servi de cordon ombilical entre les populations rurales des deux côtés de la Kabylie, retisser les liens que beaucoup de facteurs à travers le temps ont contribué à amincir sans toutefois réussir à les couper définitivement, ne serait que pour rendre hommage à la Kabylie.
Omar Soualah
