L’état psychologique, l’abandon par la société, aggravé par le chômage, à un âge avancé, poussent une frange de la jeunesse au désespoir et par moments, à commettre certains actes répréhensibles. Hier, place des Martyrs, aux environs de deux heures du matin, un jeune, connu dans le quartier, a escaladé le mur du siège de la daïra de Lakhdaria, retirant deux ou trois tuiles du toit ainsi que l’emblème national, une façon d’attirer l’attention des présents et d’éventuels responsables sur la piètre situation dans laquelle il se débat. En effet, selon ses propres déclarations, rapportés par des témoins oculaires aux éléments de la sûreté de daïra et de la Protection civile dépêchés sur les lieux, c’est un véritable cri de détresse qui est lancé. Refusé d’embauche aussi bien par les sociétés publiques que privées, malgré une bonne expérience de soudeur en regard à ses antécédents judiciaires, il se dit exclu par la société et lance un appel à tous les responsables qui voudraient bien l’entendre. C’est en repenti de toutes les fautes commises, erreurs de jeunesse, que ce laissé- pour-compte, qui comptait se suicider, a frappé à toutes portes à la recherche d’un emploi. Plusieurs citoyens présents sur les lieux de l’incident, nous ont rapporté que le jeune B, toxicomane, orphelin de père, mériterait une attention toute particulière sur ce cas social, digne d’intérêt. Lakhdaria, chef-lieu de commune et de daïra, où le chômage ne cesse de s’accroître d’année en année dans le milieu de la jeunesse, appelle l’ensemble des intervenants tant privés que publics à un véritables programme d’insertion et de réinsertion afin d’éradiquer, pour le moins, une partie des nombreux fléaux liés à cette situation qui perdure.
S. Abdelkader.
