L’ère des pizzerias

l Apparemment, les habitudes alimentaires des habitants de Bouzeguène ne sont pas, semble-il, comme avant, sinon comment expliquer ce nombre indéfini de pizzerias. Pratiquement, Chaque mois il y’en a une qui s’ouvre quelque part. En effet, à l’entrée de cette petite ville, et ce jusqu’à la sortie, on peut dénombrer, moyennement, une tous les 40 mètres. Ce qui a attiré notre attention, c’est qu’elles accueillent toujours beaucoup de clients. Ce qui explique amplement le changement culturel et particulièrement les habitudes alimentaires. Il est à croire que la mondialisation se fait sentir dans cette région ; des années auparavant, il n’existait que des « fast-foods », deux ou trois restaurants. Maintenant que de pizzerias ! et tout le monde préfère s’en régaler. Après une virée dans ces établissements de dégustation, on a remarqué : siciliennes, royales… etc, les prix variant entre 100 DA et 800 DA. « Cette cuisine, spécialité d’origine napolitaine très appréciée ici, comme partout ailleurs au monde, vous le voyez vous-mêmes par cette grande affluence de clients même si l’on est en vacances », nous a confié un pizzaiolo. Ce qui est remarquable, c’est que ces restaurants sont luxueusement construits et assurent un très grand confort matériel qui résulte d’une grande dépense financière et qui est le signe d’un statut social très élevé. Le plus malheureux dans tout ça, c’est que tout le monde se soucie de son ventre. Si on veut lire un roman par exemple, on ne trouve pas où l’acheter, car il n’existe pas de libraires à Bouzeguene, à part ces quelques buralistes qui vendent quelques manuels scolaires et annales du bac. Les lecteurs de Bouzeguene doivent se déplacer ailleurs pour s’en procurer, en attendant qu’un libraire puisse s’occuper d’eux mais, il ne faut pas trop rêver !

Khadir Yacine