Trois gardes communaux ont été blessés dont un gravement, suite à l’explosion d’une bombe artisanale, hier matin au Carré des martyrs de Ammal, 25 km au sud-est de Boumerdès. Les commanditaires de cet attentat à l’explosif ont diaboliquement choisi ce site en cette journée de commémoration du 5 juillet. Ce mercredi, vers 8 h, une patrouille de la police communale locale chargée d’assurer la sécurité au niveau de ladite stèle — située à 500 m de l’APC — sera surprise par les déflagrations d’une bombe artisanale. Les éclats de l’engin meurtrier ont blessé trois gardes communaux, a-t-on indiqué. Les trois victimes, dont une grièvement touchée aux membres inférieurs, seront immédiatement évacuées vers l’hôpital de la circonscription. Intervenant juste après, les artificiers de l’ANP ont pu désamorcer au niveau du même périmètre ciblé, a-t-on précisé, une autre bombe de fabrication artisanale. On s’apprêtait, hier entre 9 h et 10 h, à célébrer à Ammal, comme dans toutes les communes d’Algérie, la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse. Mais, l’attentat sera pris comme prétexte à l’annulation du déplacement des autorités locales et des représentants de la société civile vers le Carré des martyrs. Selon une source sécuritaire présente sur les lieux au moment de notre passage, l’acte ignoble a été planifié par un groupuscule de la faction sanguinaire locale d’El Farouk. Connaissant parfaitement les lieux, ces criminels projetaient, de toute apparence, de faire un grand nombre de victimes parmi la foule en cette journée singulière du 5 juillet. L’on soutient, enfin, que le énième coup d’éclat d’hier n’est qu’une diversion d’électrons libres du GSPC pour tenter de desserrer la forte pression qui s’exerce toujours sur leurs acolytes dans les maquis voisins de Djerrah et d’Adhafal. Une pression qui s’est soldée en moins d’un mois par l’élimination dans cette contrée de 3 terroristes, la reddition de deux éléments du GSPC dont l’un répond au nom de Dolache et la démolition de cinq casemates…
Salim Haddou
