La piste d’Aït Ouméziane bitumée

Si le réseau routier, notamment les chemins communaux, les plus importants n’ont bénéficié de rien en raison des gros moyens, notamment financiers qu’ils nécessitent, il n’en est pas de même pour certaines pistes. Ainsi, dans cette commune, pas moins de trois pistes importantes ont subi tout de même une réfection. On citera d’abord celle de la cité dite Rabet et celle d’Imoulak Yaâllalène. Dernièrement, le projet de revêtement de la piste d’Aït Ouméziane dans le village de Tafoughalt a été réalisé. Cette route de plus de deux mille mètres linéaires a été inscrite dans le programme communal de 2006. Au grand bonheur des habitants de ce quartier, cette piste ouverte il y a quelques années, ne sera plus ni poussiéreuse en été ni boueuse en hiver. D’ailleurs, les villageois ont accueilli avec grande joie cette réalisation. « Dans les années 70, personne ne croyait qu’une route allait un jour arriver jusqu’à Aït Ouméziane », nous a déclaré un émigré qui n’en croyait pas encore ses yeux en voyant cette piste goudronnée. Le village de Tafoughalt vient donc d’avoir une autre piste bitumée après celle menant vers les hameaux d’Aït Salem et d’Aït Abdellah. Il est attendu des autorités locales d’inscrire dans un programme prochain la piste d’Iaâzavène. Notons aussi que la route reliant le village de Tafoughalt à la RN 25 est entièrement délabrée à divers endroits. Pour cet axe routier qui relie la localité à Tizi Ghennif, il n’a subi aucune réfection depuis son bitumage à la fin des années 70. Les villageois souhaitent, d’autre part, que les autorités soient à leur écoute afin d’aménager la piste agricole qui est d’une grande importance au moment des incendies. « L’aménagement de cette piste urge. Il ne faut pas oublier que durant l’année 2000, des centaines de nos oliviers avaient été ravagés par le feu, faute de route », nous a dit un oléiculteur ayant perdu une grande partie de son oliveraie.

Amar Ouramdane