Après avoir fait face aux effets désastreux de la neige qui a ravagé les oliveraies, les agriculteurs se trouvent confrontés à un autre fléau qui risque de décimer les arbres fruitiers. En effet le capnod, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un insecte qui s’attaque aux fruits à pépins, particulièrement le pêcher, l’abricotier, le prunier et le cerisier dont les carcasses de sujets détruits ont tendance à dominer, en nombre, les arbres en bonne santé. Les effets de cet insecte qui pond ses œufs au niveau des racines dont se nourrissent les larves, entraînant ainsi la mort de l’arbre atteint, commencent à se faire sentir. Des cerisaies entières ont disparu, en peu de temps sans que les propriétaires ne comprennent le phénomène ignoré de la plupart des paysans, illettrés, pour bon nombre d’entre eux. Ainsi, les récoltes de cerises, de plus en plus faibles, de ces dernières années où ce fruit se fait rare sur le marché, illustre bien la situation. Désemparés, les fellahs, par manque de moyens ou d’information, pour certains, ne savent quelle attitude adopter. Ils assistent, désarmés, au dépérissement du fruit de nombreuses années de labeur. Quant au traitement qui consiste à enfouir dans le sol l’équivalent de 25 grammes de produit «le Volaton», par arbre à traiter, il revient excessivement cher et décourage les plus avertis. Il ne peut constituer un rempart que pour une seule saison si l’action est limitée à un seul verger. Quant à l’information, elle se limite à de simples affiches, indiquant la période d’intervention, c’est à dire la première semaine du mois de mai et celle de juillet. Une opération de grande envergure est nécessaire dans les régions à vocation arboricole. L’ampleur de la tâche ainsi que le prix de revient du traitement, hors de portée des petits fellahs, demande l’implication des pouvoirs publics qui doivent prendre, rapidement, des mesures afin d’atténuer, si ce n’est d’éradiquer les effets du CAPNOD.
Nacer B.
