Déperdition scolaire

Avec la fin de l’année scolaire, les files d’attente devant les bureaux des responsables des établissements scolaires –collèges et lycées- s’allongent. Les parents ne viennent pas s’enquérir des résultats de leurs rejetons, ils viennent plutôt demander, au besoin supplier, la reprise de leur fils ou de leur fille exclus du système scolaire ! Ils sont, en effet, des milliers, chaque année, à être exclus des collèges et des lycées pour insuffisance des résultats. Ils ont déjà eu leur chance en doublant ou en triplant et la limité d’âge, ajoutée aux faibles capacités d’accueil des établissements ont poussé ces derniers à les renvoyer ou, pour utiliser l’euphémique jargon de l’administration, ‘’à mettre fin à leur scolarité ». Cette année, le ministère de l’Education nationale a ordonné la reprise systématique de tous les jeunes âgés de seize ans, qui ne sont pas parvenus à décrocher leur passage au lycée. Ce sera toujours quelques dizaines de milliers de repêchés, mais tous les autres, atteints par la limite de l’âge, devront se résoudre à quitter les collèges. Il y a aussi les recalés des lycées qui se comptent par milliers : on ne peut pas reprendre tout le monde, on ne peut pas faire doubler indéfiniment des classes à des élèves qui n’arrivent pas à remonter la pente. Résultat : pour la plupart ce sera la rue… Il y a bien sûr les centres de formation professionnels mais mal informés, beaucoup de jeunes préfèrent se jeter dans le marché du travail, c’est-à-dire pour la plupart, le travail informel… Il est temps de se pencher sur ce problème de déperdition et de lui chercher des solutions !

S. Aït Larba