Les résidantes dénoncent le loyer qui passe de 80 DA à 700 DA

Les étudiantes de la cité universitaire de Bab Ezzouar (RUB4), toutes filières confondues, qui sont obligées de prendre une chambre d’été, souffrent de la désorganisation et la maltraitance de l’administration. Les résidantes se retrouvent dans une situation embarrassante et des conditions défavorables, complètement déconcentrées sur leurs études. « Nous sommes là pour nos études, et chacune d’entre nous doit achever son projet de fin d’études, et d’autres effectuer des stages pratiques dans le cadre de leurs études, qu’elles n’ont pas pu faire durant l’année universitaire », déclare l’une des résidantes. Le sort de 200 étudiantes environ est encore inconnu. D’après des représentantes de ce groupe d’étudiantes, elles ne payaient que 80 DA, un prix totalement symbolique pour avoir une chambre durant l’été. Cependant, un changement fortuit a été fait pour cet été : celui qui oblige les étudiantes à payer une somme de 700 DA. Ce qui est beaucoup plus étrange selon ces étudiantes est qu’elles doivent remettre cet argent au chef de pavillon en épargnant le bureau de comptabilité  » C’est une affaire louche  » disent-elles. D’autre part, et selon toujours l’ensemble de ces étudiantes, même la directrice de cette cité universitaire a sa part des choses. Elle a fait entendre aux résidantes des propos indécents. « Vous les étudiantes de médecine on en a marre de vous héberger, et puis je vous dois un lit et une chambre là où je l’entendis, et si vous voulez le confort réservez une suite à l’hôtel Mercure, ou allez louer un appartement ». Les résidantes de cette cité n’arrêtent pas de réclamer leur droit le plus absolu. « On ignore la raison pour laquelle on doit payer cette somme ; il n’y a ni restauration ni transport ; en plus, la petite bourse qu’on a pour chaque fin de trimestre n’arrive jamais à temps ». Quelques jours auparavant, ces résidantes étaient dépourvues de leurs cartes de résidence, histoire de leur remettre de nouvelles cartes avec une autre couleur. « L’administration n’arrête pas de nous menacer ; ils nous ont dit que celle qui ne paye pas cette somme a intérêt de se chercher un coin ailleurs, et la directrice nous a violemment insultées. Elle nous prend pour qui en nous demandant d’aller mendier dans la rue, et qu’elle va utiliser la force si c’est nécessaire », déclare l’une des résidantes. Les victimes de l’administration de la cité RUB4 de Bab Ezzouar ont dû interpeller le responsable des œuvres universitaires mais, hélas, c’était une tentative sans succès, « puisque celui-là n’a pas voulu les recevoir ». Ces résidantes, qui estiment que leur situation est encore loin de s’améliorer, sollicitent les Hauts responsables d’intervenir afin de mettre fin à « l’injustice » que les administrateurs exercent à leur égard.

Kahina Oumeziani