Recrudescence des vols de bétail

C’est pour la énième fois qu’un vol de bétail a été signalé dans la contrée, au cours de cette année. A «Tmelaht», village relevant de la commune d’Ahnif, un éleveur s’est vu délester de tout son troupeau composé de plusieurs têtes d’ovin et caprin, et une vache avec ses petits. Selon des informations, cette bande de cambrioleurs qui a sévi de nuit, a assommé ce pauvre propriétaire d’un coup de massette, avant de charger tranquillement la totalité du troupeau. A quelques six km, a ouest du chef-lieu de la commune, au lieu dit «Tilmatin», un autre éleveur a perdu un taureau, dans les mêmes circonstances. Cette situation crée un climat de psychose et d’insécurité parmi les éleveurs, qui n’ont de choix que de passer leurs nuits éveillés, voire, dans les écuries et les bergeries même.

L’hiver revient cette semaineCeux qui disent que le climat du mois d’avril est telle la mentalité des vieilles «Laaqel N Temgharin» semblent avoir raison, du moins pour cette saison. En effet, après une interruption brusque, l’hiver se réinstalle de nouveau avec des chutes importantes de pluies, une baisse considérable de la température, mais aussi de la neige en montagne. Si l’arrivée tardive de cette dernière (la neige) est plutôt pernicieuse pour les bourgeons qu’elle malmène, la pluie par contre, est décisive quant à la récolte de l’année, c’est la période cruciale de l’année, où l’épi a vraiment besoin de gouttes d’eau. D’ailleurs, à ce sujet on racontait que «Sidi seltan selan», le sultan pour accorder la main de sa fille, il avait exigé des prétentieux de lui dire ce que exactement vaut sa fille. C’est ainsi qu’on commençait à citer toutes les richesses de l’époque. Mais le dernier mot, et la main de la fille a été accordée à un pauvre fellah, qui avait déclaré : «Votre fille Sidi s seltan, vaut ce que vaut l’orage du mois d’avril pour les récoltes». Connaissant qu’à l’époque, l’économie était basée sur l’agriculture, le sultan répond aux présents : «Ce qu’a dit ce fellah est d’une valeur inestimable, car notre survie dépend du travail de la terre, et la récolte de l’année dépend du ciel d’avril». Espérons que la récolte de cette année sera bonne et variée.

Farid A.