Une commission d’enquête sur le foncier

Dans une requête adressée au wali de Béjaïa, les nouveaux élus (opposition) à l’APC de Melbou : (2 du FFS, 1 du RND et 1 indépendant), attirent l’attention du premier responsable de la wilaya sur la dilapidation du foncier de la commune et lui demandent de mettre un terme à ces accaparements effrénés de terrain et d’extension tous azimuts de constructions illicites sous l’œil complice des services en charge des affaires de la collectivité.

Ils déclarent voir en cela le prolongement d’une gestion clientéliste entamée en 2005 par l’actuel P/APC (RCD), gestion qui comporte d’innombrables zones d’ombre. D’ailleurs, pour expliciter ces zones d’ombre, ils promettent de transmettre au premier responsable de la wilaya un rapport détaillé en temps opportun.

Par ailleurs, ils justifient le rejet de la première délibration du 26 décembre écoulé par le vœu du président d’installer les commission avant les vice-présidents, alors qu’eux veulent le contraire, et aussi de ne vouloir s’engager dans une nouvelle gestion avant que le président réélu ne présente la situation de la commune et lever ainsi les zones d’ombre susceptibles de compromettre la cohésion de l’assemblée.

En disant se tenir à la disposition de toute partie qui entreprendrait des actions allant dans le sens de la mise en place des dispositifs assurant la transparence, le respect des lois de la République et l’équité entre les citoyens, ces élus de l’opposition ne font que demander implicitement une commission d’enquête.

Une semaine après, ils passent à l’action en transmettant le rapport promis et en demandant officiellement cette commission d’enquête en énumérant les griefs retenus contre la gestion des deux dernières années de l’ex. et actuel Maire.

Ils parlent de l’attribution d’une parcelle de terrain à un particulier dans des conditions opaques, d’autorisations données aux locataires de biens domaniaux, de procéder à l’extension de leurs locaux et aux promoteurs immobiliers de surélever leurs constructions alors que les fondations étaient prévues pour supporter un nombre déterminé de niveaux.

C’est donc beaucoup d’autres interrogations de la part de ces élus.

La tutelle n’a pas tardé à réagir, une commission d’enquête est à pied d’œuvre depuis mercredi passé dans la commune de Melbou et ses conclusions serviront à dégager ces zones d’ombre et à confirmer ou infirmer ces accusations.

A. Gana