Tombée comme un couperet, la nouvelle liée à la non-prise en charge de la 2eme tranche du bitumage du CW 42 A reliant Béni Mansour à Aftis, 14 km à l’est, a suscité un tollé général au sein de la population. L’éprouvante attente qui a duré jusqu’au mois de juin dans l’espoir de voir se réaliser la réhabilitation d’un segment de 7 km, un projet, dont s’est fait l’écho la presse écrite et même les citoyens ont eu la confirmation auprès des autorités et des services technique, n’aura finalement conduit qu’à la frustration. Cette promesse faite en grande pompe par les autorités de wilaya, le jour de la visite du wali, à Béni Mansour, le 10 mars 2004, pour aplanir la crise prévalant alors et à l’origine d’une protesta qui avait duré trois mois à cause d’une plateforme de revendications, établie à l’époque en treize points, a fini par montrer concrètement plus de deux ans plus tard, que le projet du chemin de wilaya est resté un vœu pieux. Le sentiment de se faire berner laisse place à l’indignation et pour nombre d’habitants qui ne croient plus qu’un tel projet dont est tributaire la renaissance de la commune puisse ainsi être relégué au second plan. Au niveau de l’APC, c’est la même logique qui prévaut. On considère « qu’il y a une volonté délibérée d’avorter tous les efforts de l’exécutif pour sortir la commune d’une spirale de sous-développement qui n’a que trop duré ». Un branle-bas de combat s’observe. Des délégués s’agitent. Il semble que tous les ingrédients d’une autre protesta sont là. Si l’Etat ne jette pas du lest, la rue risque de gronder fort.
Z. F.
