Les forces de sécurité sur le qui-vive

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Les forces de sécurité à travers la wilaya de Bouira ne semblent pas chômer en cette saison estivale, surtout après le démantèlement d’un réseau de trafic de véhicules et la saisie exceptionnelle de dix kg de kif traité jeudi dernier. Le banditisme en général et la criminalité ont refait surface dans la région. Une région qui a connu pour les mois de juin et juillet des actes d’une rare violence. Après l’attentat d’Ahnif qui a coûté la vie à sept militaires, l’attentat de Ouled Bouchia durant lequel un Garde communal a trouvé la mort, le kidnapping du fils d’un entrepreneur relâché après qu’une forte rançon ait été versée, sont autant d’actes qui renseignent sur l’insécurité flagrante qui règne aux quatre coins de la wilaya. La jeune fille retrouvée morte assassinée à la sortie de la ville de Bouira en allant vers Aïn Bessem, le conducteur d’une Renault Mégane assassiné lui aussi à coups de couteau au quartier de Ouled Bouchia à la sortie est du chef-lieu de wilaya, et le meurtre d’un jeune homme mardi soir dans la petite localité de Raffour, demeurent des actes ancrés dans les esprits de la population. Sans parler bien sûr des multiples actes de sabotages sur le réseau de la voie ferrée ainsi que le gazoduc reliant Hassi R’mel à Cap Djenat qui subit sans cesse les assauts des hordes terroristes. Dans ce climat plutôt électrique, les forces de sécurité font de leur mieux pour tranquilliser la population, les éléments de l’ANP ont déclenché une vaste opération de ratissage pour débusquer les terroristes de leurs maquis. Une opération menée par les forces combinées allant des monts de Lakhdaria, en passant par Ahnif et jusqu’à Aghbalou, aux limites des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Pour rappel les militaires avaient tendus jeudi dernier, une embuscade à un groupe de terroristes dans la petite localité d’Ighzer Ou Manchar relevant de la commune d’Ahnif, et un violent accrochage s’en était suivit avant que les forces combinées n’enclenchent une vaste opération de ratissage qui se poursuit à l’heure où nous mettons sous presse.

Anzar O.

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