« La construction de cette unité est illicite »

Ce qui est devenu désormais et à plus forte saison l’affaire Alexo-SPA d’Amizour fait tâche d’huile au sein de la société civile de cette municipalité. C’est ainsi que ce dossier ayant fait couler beaucoup d’encre était au centre des débats d’une rencontre, le jeudi dernier, entre l’APC et le Mouvement associatif qui veut s’impliquer dans cette affaire. Du coup, c’est le PV de délibération, de l’Assemblée populaire d’Amizour du mois de mars dernier ayant rejeté « dans le fond et dans la forme » le dossier d’implantation de cette société d’extrusion d’aluminium qui est réexaminé durant ce conclave. M. Meziane, en sa qualité de P/APC, est longuement revenue sur les motivations de son assemblée à s’opposer à l’implantation de cette unité dans le site réservé à cet effet, tout en rappelant aux représentants des associations que cette position est loin de toute nature politicienne puisque, dira-t-il, « le même dossier a été rejeté par ses prédécesseurs ». Le président n’a pas omis de mettre en exergue les trois volets d’un réquisitoire pour crier, à ce qui veut l’entendre, que le dossier alexo est « braisé ». « Trois bonnes raisons ont suffi aux onze élus de l’Assemblée pour dire non à l’implantation de cette unité qui représente un danger sur notre territoire », rétorque l’orateur. Le maire énumère entre autres l’absence d’un permis de construire de celui d’autorisation d’explication et l’impact de la société sur l’environnement pour justifier l’opposition de l’APC. D’autres élus ont abordé dans le même sens en dénonçant le caractère « illégal » du dossier Alexo. « Il faut être fou pour accepter un investisseur qui piétine ses lois sur le territoire de notre commune », clame M. Zenati. Par ailleurs, beaucoup parmi les jeunes, à la recherche d’un poste d’emploi, s’interrogent sur le risque de voir des opportunités de travail parties en fumée. A cet effet, les élus ont souligné que l’APC accueillera tout investisseur « sincère travaillant dans le cadre des lois et de la réglementation », tout en dénonçant la situation de blocage dont font l’objet des investisseurs de la zone d’activités au potentiel conséquent d’offres d’emploi. Du côté du Mouvement associatif où quelque 55 associations ont pris part à cette rencontre, plusieurs intervenants ont porté illico leur soutien à l’APC, pour la simple raison, diront certains, que « la construction de cette unité est illicite et son impact sur la santé est nuisible ». D’autres, par contre, souhaitent plus de détails sur le caractère nuisible de la société en proposant même d’autoriser les responsables d’Alexo à organiser pour le public une journée d’étude qui traitera de l’impact de leur société sur l’environnement. C’est le cas même de cette récente Association écologique d’Amizour dont le représentant a déclaré que son organisation a effectué une visite au sein de cette usine. L’inquiétude de certains intervenants sur le degré de pollution et grandissant allant jusqu’à qualifier la ville d’Amizour d’usine à émanation de fumée toxique, pour souligner que d’autres unités, à l’instar d’Alexo, sont polluantes. une pétition est donc lancée pour barrer la route au projet Alexo.

Nadir Touati