Abus d’autorité à Amizour

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La colère gronde à l’APC d’Amizour et les fonctionnaires de cette commune se mobilisent pour apporter leur soutien à l’un de leurs collègues qui se dit “victime d’une humiliation gravissime de la part du commissaire lui-même, mercredi de la semaine passée”. Le fonctionnaire en question, assurant la fonction le conducteur des travaux au sein de l’APC d’Amizour rapporte dans sa requête adressée au premier magistrat de la municipalité qu’il a fait “l’objet d’injures et d’agression physique de la part du chef de sûreté d’Amizour dans un barrage fixe dressé par la police à l’entrée nord de la ville, pour la simple raison que je n’ai pas mis ma ceinture de sécurité”.M.A. raconte les moments pénibles passés au niveau de ce barrage policier : “Je rentrais d’un chantier situé à Mardjouamane, en compagnie de trois ouvriers, tous à bord d’un camion de l’APC, suite à l’appel urgent de nos responsables pour intervenir et circonscrire un foyer d’incendie dans la forêt d’Ahmam. Arrivés au niveau du barrage de police et remarquant que je n’avais pas mis ma ceinture de sécurité; le commissaire qui se trouvait présent, en civil a ordonné à un agent de l’ordre par ces termes : Arrêtez-le en me désignant. J’ai obéi à l’ordre de l’agent qui a eu un comportement très correct, le commissaire arrive en courant, demande que l’on me retire le permis de conduire, puis hors de lui se met à m’insulter en touchant à l’honneur de ma famille.Au moment où j’ai exigé d’être respecté, ce responsable de police s’est lancé de plus bel dans ces propos blasphématoires et insultants tout en m’agressant et en m’étranglant. Je n’ai dû mon salut qu’à l’agent de l’ordre dont je salue la bravoure”. Une mésaventure qui a semé indignation et colère auprès de la population, particulièrement parmi les communaux, lesquels par le biais de leur syndicat SNAPAP, ont appelé à un arrêt de travail de quatre heures dimanche prochain pour dénoncer “le comportement de ce responsable de la sûreté” et éventuellement demander des sanctions disciplinaires à son encontre.La réaction envers ce geste venant d’un commissaire, ne s’est pas arrêté là puisque le plaignant a déposé également une plainte auprès du tribunal de la localité comme il a été entendu par le chef de sûreté de wilaya. Ce commissaire est désormais sur la sellette suite à cette bavure, qui risque de remuer le couteau dans les plaies d’une région qui ne les a pas encore pansées.

Nadir Touati

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