Louisa Hanoune veut proroger le délai de la charte

La Charte pour la paix et la réconciliation nationale, l’interdiction des marches et rassemblements dans la capitale, la loi de Chakib Khelil sur les hydrocarbures, la politique des privatisations de Temmar, l’actualité au Liban ainsi que le projet du Grand-Moyen-Orient (GMO), ont été les principaux thèmes abordés hier, par la secrétaire générale du Parti des travailleurs lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti. Selon la première responsable du PT, le délai accordé dans le cadre de la charte et fixé au 31 du mois en cours ne serait pas la meilleure solution. « Cette décision n’est pas appropriée, car on a constaté des carences et des méfiances », avant d’ajouter dans le même contexte qu’ils restent encore des dossiers épineux, tels les dossiers des disparus, les travailleurs pas encore réintégrés…, chose qui « nous a poussé à appeler pour un débat national autour du sujet. Il faut que la paix soit plébiscitée par le peuple, et c’est par le biais de ce dernier que la renationalisation des hydrocarbures sera réalisée », assure-t-elle. Abordant l’interdiction des marches et rassemblements au niveau de la capitale, l’oratrice s’est dite déçue quant à la réponse des deux walis de Bouira et Blida qui ont catégoriquement refusé cette initiative. A cet effet, le PT à travers sa secrétaire générale, a révélé une fois de plus, la nécessité de la levée de l’état d’urgence pour permettre au peuple d’exprimer son soutien qui ne s’oppose pas forcément à la position du pouvoir en place. Mme Hanoune considère que « l’histoire de Algérie n’est pas morte dans les consciences, au contraire, il faut faire confiance au peuple », car, ajoutera-t-elle, un consensus national est déjà né concernant les guerres au Liban et en Palestine d’une part, et pour dénoncer et refuser le projet du GMO de l’autre. Pour ce qui est de la nouvelle loi sur les hydrocarbures menées par « le fils adopté des USA », la conférencière s’est montrée très optimiste quant aux dernières décisions prises par le Conseil des ministres portant sur des amendements de ladite loi. Louisa Hanoune revient également lors de cette conférence sur le processus des privatisations initié par le ministre des Participations et de la Promotion de l’investissement, M Temmar, qui veut faire de l’économie nationale, « une économie de guerre ». Elle déclare dans le même sillage que les investisseurs étrangers ne sont que du vent, et le plus important, selon elle, est de rationaliser les hydrocarbures qui représentent la souveraineté nationale et d’arrêter le processus des privatisation qui menace nos entreprises. La secrétaire générale du PT a lancé, enfin, un appel aux partis politiques et syndicats à se mobiliser contre l’agression au Liban.

Ziyad Demouche