Le cri de détresse lancé par des milliers de voix quant à la déperdition progressive de faune et flore uniques en leurs genres à l’échelle continentale, sera-t-il entendu par les gestionnaires du parc de Djurdjura. En effet, bien que tardivement, cet organisme réagit et prend enfin les choses en mains en mettant en chantier une opération de nettoyage et d’entretien de l’espace végétal dont les 3/4 ont été détruits par les feux. Les estivants ont été agréablement surpris en trouvant des espaces complètement débroussaillés et vierges de branchages morts, cause principale des incendies, de même que les branches basses des arbres que coupent des ouvriers avec des moyens « dérisoires », faut-il le noter au passage, composés de haches, pelles, pioches et de scies manuelles, là où devait intervenir une tronçonneuse qui permettrait de faire avancer les travaux rapidement et coûterait moins d’efforts aux ouvriers qui interviennent sous un soleil de plomb. L’inquiétude latente, est de voir cette louable initiative prendre fin avant terme, au vu de l’effectif très réduit du chantier appelé à intervenir sur un territoire de plusieurs milliers d’hectares en haute montagne et dont les travaux doivent obligatoirement cesser dès la fin de l’automne, les conditions climatiques ne permettant plus aucune activité. Espérons voir cette opération d’entretien et d’aménagement s’étendre aux quatre coins du Parc national du Djurdjura qui en a grandement besoin, l’idéal toutefois serait que les autorités compétentes conjuguent leurs efforts pour sauver ce qui peut l’être encore au niveau de ce site paradisiaque, l’unique en son genre.
Omar Soualah
