Le maire de Bordj Ménaïel, Amara Abdellah (59 ans), a été grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche devant son domicile, suite à un attentat à l’arme automatique perpétré par un groupe sanguinaire au nombre indéterminé. L’attentat a eu lieu juste après la prière de l’Icha, non loin du centre-ville, à la cité Barazane, appelée communément « La Plaine ». A peine sorti ce soir-là pour prendre l’air, à quelques mètres de sa villa, l’édile municipal local d’obédience FLN qu’il fut surpris par un individu armé qui a tiré sur lui, l’atteignant grièvement à la jambe droite. La victime eut, en dépit de sa blessure, le réflexe d’esquiver d’autres rafales meurtrières, a-t-on indiqué. Le tireur a pu prendre la fuite en compagnie de ses acolytes en s’engouffrant dans un sentier menant aux champs avoisinants jouxtant la RN 12. Une opération de recherche est lancée par les policiers pour les retrouver. Le maire a été aussitôt évacué vers l’hôpital de la ville où il a reçu les premiers soins avant d’être transféré vers la structure sanitaire spécialisée d’Aïn Naâdja, à Alger. Ses jours ne sont pas en danger, a-t-on rassuré. En moins de six ans, pour rappel, les hordes islamistes ont attenté à la vie de cinq présidents d’APC en exercice dans les communes de Chetaïbi (Annaba), Ouled Aïssa, Si Mustapha, Ammal et Benchoud. Ces maires assassinés par l’hydre islamiste sont tous d’obédience FLN. Un citoyen victime d’un rapt terroristeAucune information crédible n’est disponible pour l’heure sur l’identité des auteurs de l’acte ignoble d’avant-hier. Mais certaines sources n’excluent guère la piste de la faction islamiste locale du GSPC dont l’un des commandos a, a-t-on signalé, planifié l’enlèvement d’un jeune homme de moins de 30 ans au courant de la semaine passée. Cet énième rapt terroriste s’est produit plus précisément à la cité Jolie Vue (lotissement) de Bordj Ménaïel. La victime n’a pas encore été relâchée par ses ravisseurs qui auraient exigé de ses proches parents, comme à l’accoutumée, une forte rançon contre sa libération.
Salim Haddou
