»La littérature nous catapulte vers d’autres cieux »

La Dépêche de Kabylie : Parlez-nous de votre premier livre… Salim Anou : Mon premier livre est un recueil de nouvelles auquel j’ai donné la vie par mes propres moyens. Puisque publier dans une édition n’est pas une chose facile, surtout lorsqu’on est anonyme. Mon livre compte neuf nouvelles où nombre de sujets sont abordés. De la fiction à la réalité, je tente de parler de l’Algérie profonde, de la beauté et du vécu.

Comment êtes-vous venu à la littérature ?C’était il y a bien longtemps. Au début, c’était plus des aventures de langues, mais depuis cinq ans je pense que le chemin de la littérature m’a eu pour de bon.

Que pensez-vous de la littérature algérienne actuelle ?Franchement, je ne suis pas à jour avec les nouveautés littéraires algériennes, même si j’ai eu l’opportunité de lire des livres récents. J’estime bien Hmida Laâyachi et Elmehdi Acherchour, deux auteurs qui écrivent sur toutes les choses de la vie. Toutefois, je pense que les publications qui sont sur le marché, ici en Algérie ou ailleurs n’arrivent guère à mettre au jour tant de livres qui demeurent dans l’ombre soit par faute de publication ou par absence de promotion.

Quels sont vos projets ?Actuellement, je me consacre à la distribution et à la promotion de mon livre. Mais à l’avenir très proche, je me lancerai dans un autre voyage littéraire, mais cette fois, le chemin sera plus long car mon projet est un roman. Encore une halte propice pour couper court au silence de l’âme. Je souhaite que ce livre soit plus élaboré que le premier.

Propos recueillis par Mohand Chérif Zirem