Les revendications citoyennes insatisfaites

Le 10 mars 2004, lors de la rencontre du wali avec les délégué de Béni Mansour, l’administration s’était, on s’en souvient, engagée solennellement à prendre en charge la plate-forme de revendications citoyennes formulées en 13 points, tous jugés recevables car relevant de questions de développement jugées urgentes. Au jour d’aujourd’hui, soit 29 mois après le protocole d’accord auquel sont parvenus les autorités et les mandataires du village, en présence des directeurs techniques tous secteurs confondus, nombre de doléances sont demeurées lettre morte. De quels projets s’agit-il donc ? Tout d’abord, le CW 42 A qui était à l’époque le fer de lance de la protesta citoyenne, qui avait duré 3 mois et sur lequel tous les yeux restent rivés vu qu’il représente un paramètre déterminant dans le développement de la commune, se trouve dans une situation de dégradation jamais égalée. Premièrement, les citoyens sont surpris de voir en un temps record le premier tronçon de 7 km réalisé à coup de milliards, en proie à une détérioration préoccupante. Deuxièmement, la promesse de réhabiliter un second tronçon de 8 km, annoncée en grande pompe il y a quelques mois pour être concrétisé en juin 2006, et restée contre toute attente, un vœu pieux. Autre projet important éludé : la passerelle ferroviaire qui devait permettre aux citoyens, dont les écoliers, de rallier deux grands quartiers du village en évitant le danger omniprésent de la voie ferrée. Enfin à Béni Mansour, où la colère citoyenne semble palpable, l’état des lieux évoque également des manquements manifestes en matière d’aménagement urbain, ainsi que des perturbations dans l’alimentation du village en eau potable et en électricité. On note aussi le manque de moyens pour un fonctionnement optimal du centre de santé. Dans la foulée, les citoyens ne voient pas de solution palpable et durable au problème du ramassage scolaire, malgré les efforts financiers soutenus consentis par l’APC de Boudjellil pour la prise en charge des collégiens et lycéens de la commune. Jusqu’à quand les revendications citoyennes seront-elles ignorées ?

Z. F.