Un égout à ciel ouvert

« C’est une situation qui doit être prise en charge en urgence par les responsables, vu le risque imminent d’apparition des maladies à transmission hydrique qui pèse sur la localité sans parler des dégâts qui peuvent être occasionnés à l’environnement » nous a affirmé Saïd Kechadi, président de l’association écologique « Nature Espoir » de Raffour. En effet, suite à la détérioration du canal d’évacuation situé à la sortie sud-est de la localité, des eaux usées se déversent à ciel ouvert, ce qui porte atteinte à l’environnement par l’émanation des odeurs nauséabondes ainsi que la prolifération de différents insectes qui favorisent le risque d’apparition et de manifestation des maladies à transmission hydrique : fièvre, typhoïde, choléra, dysenterie, hépatite, etc., surtout par ces période des forte chaleur. A noter que cette situation ne date pas d’aujourd’hui mais remonte à des années bien qu’elle fut dénoncée à maintes reprises. Et suite à la requête introduite par l’association écologique « Nature Espoir » auprès des services du wali le 22 août 2005, des solutions et propositions ont été dégagées et proposées par les membres de la commission de la daïra qui a regroupée des représentants de la subdivision de l’hydraulique de M’chedallah, de l’environnement à la daïra de M’chedallah, du bureau d’hygiène communal, ainsi que le président de l’association, qui ont effectué une sortie dans la localité pour constater et mesurer la gravité de la situation. Pour l’heure, aucune intervention n’est concrètement effectuée et aucune des solutions proposées n’a fait l’objet de suivi. En attendant que la situation attire l’attention des responsables, on se demande toujours s’il n’est pas nécessaire de réagir avant que la gêne qui en résultera n’ait des conséquences de plus en plus préoccupantes ou faut-il attendre que les maladies apparaissent pour les prendre en charge ?…

Drifa Berkai