On appréhende des incidences néfastes

Force est de constater que l’absence de stations d’épuration et de traitement des eaux usées au niveau de la région de M’Chedallah ne cesse de provoquer l’inquiétude des citoyens initiés et autres écologistes qui redoutent le pire au cas où cette situation persiste. Le seul projet de réalisation d’une unité au lieudit Achadakh, et qui demeure au stade de l’idée, semble ne pas convaincre pour autant que le danger est déjà là, selon les spécialistes du domaine. En effet, les dangers, et qui ne sont pas des moindres, que représentent les grandes quantités d’eaux usées déversées quotidiennement, et dans la plupart des cas à ciel ouvert, se passent de tout commentaire. Les réseaux d’assainissement qui déversent dans les ravins et autres oueds en sont d’ailleurs une illustration de ce désastre écologique patent. Pour M. S., ingénieur en hydraulique de son état, « la première incidence redoutable à plus d’un titre est celle qui touche à la nappe phréatique et qui risque d’être contaminée ». De là on entend la prolifération des maladies à transmission hydriques. Ces maladies sont d’ailleurs les plus redoutables, d’autant que dans plusieurs endroits, les citoyens continuent à puiser dans les sources naturelles et souterraines pour leur alimentation en eau potable. En outre, il est utile de signaler que cette situation inquiète plus d’un parmi les citoyens que nous avons interrogés à ce propos. Ce qui fera que même le projet annoncé par les services de la commune de l’ex-Maillot, et consistant en la réalisation d’une unité dans son territoire, semble ne pas inspirer la quiétude chez les citoyens. Pour un habitant du village de Raffour, « la menace actuelle dépasse de loin les appréhensions des responsables, car il faut inscrire ce projet en urgence. Le désastre est à nos portes, il suffit de faire une tournée du côté de l’oued (oued Sahel), pour s’en apercevoir ».

Lyazid Khaber