Jeudi dernier, l’association de parents d’élèves du CEM Amer Ath Chikh de Aïn El Hammam, a passé en revue tous les problèmes qui risquent d’entraver le déroulement normal de l’année scolaire de leur progéniture.
En présence du directeur de l’établissement, ils ont convenu d’agir ensemble, chacun en ce qui le concerne afin d’aplanir ne serait-ce qu’une partie des difficultés énumérées.
Le problème de l’infirmerie, maintes fois posé, est revenu encore une fois, au centre des discussions bien que l’établissement soit doté d’une UDS (unité de soins). La présence d’un médecin, disent-ils, ne dispense pas l’établissement de celle d’un agent paramédical. Ce dernier doit être disponible, à tout instant au niveau de l’infirmerie, pour prodiguer les premiers soins, en cas d’absence du médecin. Le poste budgétaire, lui permettant de procéder à son recrutement, est inscrit dans la carte scolaire de l’établissement qui n’attend plus qu’un procédé à l’affectation d’un agent qualifié.
Par ailleurs, le problème du poids du cartable, soulevé par de nombreux parents a été longuement discuté.
Une question qui a inquiété plus d’un, surtout lorsqu’on leur a appris les conséquences qu’un tel fardeau peut avoir sur le développement physique des enfants. De nombreuses propositions ont été émises par les présents qui souhaiteraient soulager leurs enfants de cette charge de livres qu’ils traînent quotidiennement et qui à la longue, peut s’avérer dommageable pour leur santé.
« Si les enfants, bien constitués arrivent à supporter le poids du cartable, sans grands dommages, pour les plus chétifs le problème est tout autre », nous avoue un parent dont le fils arrive à la maison épuisé, le dos voûté. M. Zoulim, un responsable de l’APE, nous apprend qu’un rapport qui sera adressé aux responsables concernés, est en train d’être élaboré et sera appuyé par des constatations de médecins qui ont eu à traiter certains cas. Si d’autres questions ont été survolées ou remises à d’autres rencontres, les parents n’ont pas laissé passer l’occasion de souligner le manque d’infrastructures sportives dont souffre le CEM, à l’image, d’ailleurs de toute la région.
En attendant que les autorités s’impliquent davantage, l’APE pense d’ores et déjà agir, de son côté, auprès de la wilaya et autres instances pour remédier à cette carence. Il est heureux de constater que les associations de parents d’élèves s’inquiètent de plus en plus de ce qui a trait à la scolarité et à la santé de leurs enfants, laissant le volet pédagogique aux concernés.
Nacer B.
