Fréha vit ces derniers jours au rythme d’une ambiance particulière. La ville ne désemplit pas et grouille de monde à longueur de journée. L’approche de l’Aïd en est la raison.
Il est devenu difficile en effet de se frayer un chemin au milieu des nombreuses familles lesquelles font leurs emplettes en prévision de cette fête religieuse. Un marché de vêtements et de jouets a vu le jour pour l’occasion en plein centre-ville. Du coup cette animation se mêle à l’anarchie qui a pris des proportions alarmantes depuis déjà belle lurette en faisant de Fréha un gigantesque bazar.
Des étals se voient en effet à tout bout de rue. Le consommateur n’a pas besoin de se rendre dans les magasins pour faire ses achats. Il peut trouver tout ce dont il a besoin dans ce grand marché occasionnel. Un marché où les chefs de famille trouvent leur compte. Il faut dire qu’on y propose tout à des prix abordables, cela permet aux petites bourses de respirer, un tant soit peu, le consommateur n’en demande pas plus en ces temps où le pouvoir d’achat devient de plus en plus dérisoire.
Il faut dire en outre, que cette situation ne favorise pas les commerçants de la localité, qui se voient ainsi soumis à une concurrence déloyale.
Pis encore, pour eux ils doivent faire avec la foire commerciale, qui s’est installée dans la ville depuis quelques jours. Une foire qui a apporté sa contribution dans l’ambiance qui règne actuellement dans la cité, la musique qui s’entend de loin, dégagée à forts décibels, plonge Fréha dans une ambiance festive. A vrai dire Fréha donne bien l’air d’être en fête. La misère bien que cruelle et persistante chez plus d’un des Aït Djenadis ne se lit plus pour un moment sur les visages plutôt gais des centaines de gens qui envahissent la ville.
« Le fait de pouvoir satisfaire nos enfants nous procure une certaine satisfaction » nous dira un citoyen. En somme cette ambiance des grands jours donne à Fréha toutes les couleurs et est bien partie pour se poursuivre jusqu’au jour de l’Aïd, le lendemain sera certainement un autre jour…
M. O. B.
