»Jamais une Constitution n’a été respectée en Algérie »

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Il a précisé qu’il ne peut y avoir de recours à la proposition émise par le président de la République d’amender la constitution, mais quand une institution nationale parlementaire propose une motion de soutien, cela dépasse ce droit.Il a également signalé que le fait de réviser la Constitution peut être une nécessité pour celui qui exerce ses prérogatives exécutives, il a plein droit de changer et de prendre certaines dispositions constitutionnelles, si jamais il rencontre des difficultés. L’ancien chef du gouvernement ajoute que l’Algérie a eu beaucoup d’expérience en termes de révisions constitutionnelles, ce qui fait que tout le monde ne cesse de répéter que « à chaque président sa propre constitution ».Répondant à la question qu’il s’est lui-même posé « est ce que le problème est dans la constitution elle-même où se trouve-t-il ailleurs » Hamrouche affirme « on a pensé revenir aux expériences précédentes et à établir un diagnostic des constitutions de 1963 à 1996 et mettre le doigt sur la blessure, et après on sera persuadé que le remède est en dehors de la constitution”. Selon lui toutes les constitutions précédentes n’ont pas été appliquées et que l’Algérie a toujours fonctionné en dehors de la constitution, on n’a pas osé la supprimer.Hamrouche a garanti qu’aucune Constitution n’a eu un impact sur la manière de gouverner dans le pays. Il a également exclu le fait que le président de la République a décidé de réviser la constitution afin de changer le système ou bien mettre fin au « pouvoir occulte » qui sont non pas les services de sécurité mais les lobbies et réseaux, qu’il a qualifié de dangereux, parce qu’ils essayent d’influencer les biens du pays ainsi que toutes les décisions concernant la gestion des fonds publics.Pour ce qui est des préoccupations du changement de l’amendement de la Constitution sur le système de gouvernance dans le pays, à commencer par les présidentielles de 2009, l’ex-chef du gouvernement n’a pas épargné le changement du mode du scrutin qui peut se reconvertir en allégeance du moins sur le plan formel.Il voit que l’Algérie rencontre les mêmes obstacles et défaillances que les systèmes arabes qui tendent à changer le mode électoral pour placer un Président et à aller vers un système royaliste où une sorte de gouvernance héréditaire et familiale où l’en prépare un enfant ou un membre de la famille pour succéder au Président. A propos de la concorde civile Hamrouche l’a qualifié d’une « initiative dans un milieu de crise », et qu’à l’intérieur de cette quadrature de la crise, des dispositifs continuent d’être pris en considération, et que toutes les agressions, vols et kidnapping sont des problèmes de sécurité tant qu’on a décidé de dépasser une crise de sécurité politique à l’intérieur de la quadrature de la crise, Hamrouche ajoute que parmi les obstacles qu’évoque la quadrature de crise ce sont les lois nécessaires mises en application et les dispositifs qui ont été faits à l’intérieur de la concorde civile. Selon lui la réconciliation est le moyen de corriger toutes les erreurs et que ça va créer des obstacles à l’intérieur de la quadrature de la crise. Concernant la non-possibilité de créer une économie en dehors des hydrocarbures serait due, selon l’ex-chef du gouvernement, au fait que le pouvoir « a échoué dans l’exécution de ses réformes », et la solution fiable selon lui est de dire en toute franchise que « l’Algérie ne possède pas de système monétaire », et que l’économie nationale ne peut pas sortir du cercle vicieux malgré tout l’argent que possède notre pays. Hamrouche s’est montré pessimiste quant à la réalité du système bancaire, il précise toutefois que c’est un système qui n’a rien à voir avec les règles budgétaires modernes.A ce propos Hamrouche affirme que l’Algérie supprimera d’une façon ou d’une autre la banque centrale, et poussera les autres banques à disparaître faute de ne pas posséder une politique monétaire, et que le système va vers l’implantatioin des banques étrangère pour remplacer les banques nationales.Le même responsable estime également que le système monétaire algérien est parmi les systèmes les plus raté dans le monde entier, et que les banques « El Afchour » appliquent les règles mieux que les banques algériennes.Hamrouche affirme que si le prix du pétrole baisseta les Algériens immigrés sans-papiers seront tous expulsés, « en tout cas, c’est un scénario qui risque de se jouer tôt ou tard ».

Kahina Oumeziani

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