C’est lors de la journée d’étude consacrée à la carte socio-urbaine de la ville d’El Hamel, dans la wilaya de M’sila, qu’il a été décidé d’instaurer un prix de la République de la plus belle ville d’Algérie. Il s’agit, en fait, de l’application de l’article 24 de la loi d’orientation de la ville, article qui vise à stimuler, parmi les villes, l’émulation pour ce qui est de l’aménagement urbain et de l’amélioration du cadre de vie. Les conditions de participation seront définies ultérieurement et l’on pense déjà mobiliser, pour cela les compétences, mais d’ores et déjà la plus belle ville sera celle qui réunira les qualités de l’aménagement urbain : de la propreté aux espaces verts. Quelle est la chance des villes kabyles, notamment les plus grandes d’entre elles : Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira ? Certes, on ne cesse, depuis quelques années maintenant de signaler l’anarchie qui règne dans le domaine de la construction et les dégradations subies par l’environnement : constructions illicites, hygiène déplorable, raréfaction des espaces verts. Mais en même temps, ces villes ont un patrimoine architectural important et des sites magnifiques qui, remis en valeur, peuvent leur redonner un autre visage. Il faut aussi éliminer tout ce qui enlaidit le paysage de ces villes et elles redeviendront ce qu’elles étaient !
S. Aït Larba
