A Fort National, la liste des grands problèmes environnementaux est très longue, mais il semble que depuis le début de la saison estivale, un phénomène nouveau qui prend une ampleur plus qu’alarmante affecte plus directement la région : les routes, les champs et même les « cieux » de maisons sont « garnis » de toutes sortes d’emballages de boissons alcoolisées jetés délibérément par leurs consommateurs. Un spectacle désolant est offert par des centaines de bouteilles éparpillées tout au long du bord de la Route nationale 15, parfois elles (bouteilles et canettes) sont laissées même sur la chaussée, causant de multiples dommages. Doit-on s’attendre à une prise de conscience de la part d’un ivrogne pour qu’il pense à jeter cet emballage dans des poubelles ? Il s’agit dans plus de la moitié des cas de mineurs que les griffes de l’alcool ont commencé à égratigner dès le jeune âge. La réponse à cette question est tout simplement non. La majorité de ces pollueurs abusent de la consommation d’alcool jusqu’à se saouler et ne pas tenir debout pour ensuite penser à agresser autrui, qui verbalement et qui souvent à l’arme blanche. Les débits de boissons alcoolisées se sont multipliés ses dernières années à Larbaâ Nath Irathen. Plusieurs de leurs gérants servent même les mineurs. Pour ces gens, l’aspect moral du geste est inexistant, l’essentiel pour eux est qu’ils payent, profitant de l’absence de contrôles des autorités. Cette semaine, plusieurs disputes qui ont tourné aux drames, sont liées à la consommation abusive de l’alcool. En témoigne le meurtre d’un jeune homme de trente-six ans au village Aguemoune, et le lynchage d’un autre jeune originaire d’Irdjen et qui s’apprêtait à célébrer son mariage la fin de la semaine prochaine. Ce dernier a été victime d’une agression d’un groupe d’ivrognes qui voulaient à tout prix subtiliser tout ce qu’il avait de valeur sur lui. Le pauvre est actuellement dans un état comateux au CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou. En plus des échauffourées quotidiennes dans les villages et autres nuisances sonores causées toujours par ceux qui ont bizarrement trouvé en l’alcool un refuge. Face aux dramatiques méfaits des boissons alcoolisées, les autorités tardent à réagir, si ce n’est pour réglementer leurs consommations, car au rythme où vont les choses, on s’achemine directement vers une réelle débauche.
K. Fridi
