Le Comité de village revient à la charge

Ce qui est convenu d’appeler désormais affaire de la zaouia Sidi Ali Moussa (commune Souk El Tenine, daïra de Maâtkas) continue toujours de défrayer la chronique dans cette localité sud de la wilaya de Tizi Ouzou. Pour mémoire, une vive polémique est née autour de la propriété de ladite zaouia et de gestion entre deux protagonistes qui revendiquent chacun de son côté la justesse et la légitimité de leurs revendications respectives, à savoir le comité de Sidi Ali Moussa d’une part, et qui comprend plusieurs villages tels Ighil Boulkadi, Aït Amar, Iguerhamad, Ichaouadiyen, Aït Ali Belkacem, Amabou, Taârkoubt, etc., et d’autre part, le village Izaouiyen où est implantée cette institution religieuse. Ainsi, après une « guéguerre » de communiqués par médias interposés, le comité Sidi Ali Moussa, qui s’est réuni en date du 27 juillet au village Iguerhamad, a rendu publique une déclaration autour de cette affaire et dont une copie nous est transmise. Aussi, c’est suite à une audience accordée par M. Hocine Mazouz, le wali de Tizi Ouzou, au président dudit comité en date du 23 juillet et pour lequel il a été transmis un dossier complet sur cette affaire que le comité en question a décidé d’agir. Entre autres revendications émises au premier magistrat de la wilaya et exprimées dans cette déclaration, nous retrouvons l’opposition au renouvellement du comité qui gère actuellement la zaouia jugé « non représentatif de toutes les parties du village Sidi Ali Moussa », la réhabilitation de la vocation religieuse de la zaouia que les rédacteurs de la déclaration estiment « perdue », demande d’une enquête sur la zaouia qui comprendrait deux volets, à savoir l’expertise financière et l’état de fonctionnement de cette célébrissime institution chère à la région. Par ailleurs, ne comptant pas rester les bras croisés, les membres du comité Sidi Ali Moussa ont décidé de passer à l’action en prenant plusieurs décisions énumérées toujours dans la même déclaration : « La réunion a été sanctionnée par un certain nombre de décisions qui sont une demande d’audience auprès du ministère de la Culture (Mme la ministre étant pour rappel originaire du même village) au sujet de la classification de la zaouia, la célébration du 1er Novembre 1954, proposition à la commission communale de rapatrier deux corps de chahid à partir de Saquiat Sidi Youcef (Tunisie) et de Blida, baptisation des écoles de Sidi Ali Moussa… C’est dire enfin que les bonnes intentions ne manquent pas chez les villageois de Sidi Ali Moussa autour de cette « affaire », pour peu que les « belligérants » trouvent un terrain d’entente et travaillent dans la fraternité et la convivialité.

Idir Lounès