Les tremblements de terre causant chaque année des pertes matérielles et humaines importantes dans le monde, on songe, depuis longtemps, à la recherche d’un système de prévention. Des systèmes ont été proposés, les Algériens se souviennent notamment du fameux système grec, que certains ont pensé importer après le tremblement de terre de Tipaza de 1989. Aujourd’hui, même si la sismographie a réalisé de grands progrès et que les spécialistes ont appris à analyser les mouvements du sol, on sait que l’on ne peut prévoir, sur une temps suffisamment long pour prévenir les populations, les séismes. Les Japonais, dont le pays est secoué périodiquement par des séismes, le savent. Aussi, en annonçant dernièrement la mise en place d’un nouveau système de détection, l’Agence météorologique japonaise, a-t-elle précisé que ce système ne permet de prévenir les séismes que quelques secondes avant qu’ils ne se produisent. Bien entendu, ce n’est pas suffisant pour procéder à l’évacuation de la population mais ce laps de temps peut être utilisé pour procéder à l’arrêt des centrales nucléaires ou des trains ou encore demander aux habitants des zones qui seront touchées d’éteindre le gaz et l’électricité. On n’empêchera pas des bâtiments de tomber mais on pourra éviter ainsi bien de catastrophes ! Pour le moment, la préparation psychologique mais aussi l’apprentissage des gestes qui sauvent, comme se mettre sous une table quand on se trouve chez soi ou s’éloigner des immeubles, quand on est dehors, restent le meilleur moyen pour se protéger. En fait, a-t-on appris aux Algériens ces gestes ? A-t-on commencé à leur inculquer cette ‘’culture du séisme » dont on a tant parlé après le séisme de 2003 ?
S. Aït Larba
