Dominique Sanda remonte sur les planches à Buenos Aires

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l L’actrice française Dominique Sanda va remonter sur les planches à Buenos Aires, où elle vit depuis sept ans, en interprétant le rôle d’une infirmière dans une pièce de l’Argentin Manuel Puig.C’est pour « être en complète communion » avec cette ville « dure mais fascinante » que Dominique Sanda a accepté d’y faire son « travail d’actrice », cette fois en espagnol après avoir joué en français, en anglais et en italien, a-t-elle expliqué à l’AFP. Débutée à l’âge de 16 ans avec « La femme douce » de Robert Bresson, sa carrière l’a conduite en France, en Italie et aux Etats-Unis, aux côtés des plus grands metteurs en scène de son époque comme Bernardo Bertolucci, Mauro Bolognini, Luchino Visconti, John Huston ou encore Louis Malle et Michel Deville. A Buenos Aires, elle jouera face à la star argentine Christina Banegas dans un duo d’actrices, « Misterio del ramo de rosas » (le mystère du bouquet de roses), écrit en 1987 par l’auteur du « Baiser de la femme araignée ». La première aura lieu jeudi mais l’actrice n’en est pas à ses débuts sur les scènes d’Argentine: en 2002, elle avait interprété Jeanne d’Arc dans l’opéra « Jeanne d’Arc au bûcher » d’Arthur Honegger, sur un livret de Paul Claudel. Mais c’est en Patagonie en 1988 avec le film « Guerreros y cautivas » (guerriers et captives), inspiré d’un conte de Jorge Luis Borges, que se fait la rencontre entre l’Argentine et l’actrice née en 1951 à Paris. « Là, il s’est passé quelque chose, avec un désir de revenir en Patagonie, dans cette nature où on ne pèse plus rien, où l’on se sent admirablement bien », explique Dominique Sanda. Elle décide alors de prendre des cours d’espagnol et cette décision va changer sa vie. « Ma professeur d’espagnol m’a présenté son frère et il est devenu mon mari », raconte l’actrice qui, depuis 1999, vit dans un petit appartement en face du zoo de la capitale argentine où cette amoureuse de la nature apprécie d’entendre les tigres. De Buenos Aires, elle dit aimer l’espace, la contradiction entre cette ville à la fois « très laide et très belle » et l’impression très forte que les millions d’immigrés qui ont fait Buenos Aires ont laissé et laissent encore derrière eux. La France ne lui manque guère, même si elle considère toujours Paris comme la plus belle ville du monde. « Il faut aller vers les gens qui vous aiment et ici je suis aimée », dit-elle, laissant entendre que cela n’a pas toujours été le cas à Paris.

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