Les éleveurs sollicitent une assistance

Depuis une année, aucune de ces alertes qui parviennent de diverses régions à travers le pays relatives à différentes maladies et autres épidémies animales ne semblent émouvoir les services agricoles de M’chedallah, qui donnent l’impression de rester tout à fait indifférents quant au sort du cheptel dépendant de leur circonscription. Aucune manifestation de cet organisme n’a été constatée sur le terrain suite à l’apparition d’épidémies qui nécessiteraient pourtant une intervention urgente pour le dépistage, la localisation et enfin la prise en charge. Fièvre aphteuse, clavelée et tout récemment la « blue tong » ainsi qu’une étrange maladie sous forme de dysenterie dont le symptôme se caractérise par une « diarrhée rouge » ne semblent émouvoir pour autant un service dont l’une des principales missions est justement la préservation et la protection animale. Quand il arrive à ce service de se lancer dans des compagnes de vaccinations, il le fait d’une manière partiale en ignorant des zones à forte concentration animale, du moins au niveau de la commune de Saharidj où des éleveurs nous ont confirmés cet état de fait, ces éleveurs affirment pour certains que presque quatre ans se sont écoulés sans que les équipes de ce service ne se soient manifestés. Nos interlocuteurs nous signalent par ailleurs que chaque année les épidémies et autres maladies animales apparaissent en automne s’étalant sur plusieurs mois, soit du mois d’août à novembre et que c’est à cette période qu’ils ont le plus besoin d’assistance et couverture vétérinaire. Il est désolant de constater que l’élevage est le seul créneau qui continue sa régression à l’inverse des autres activités concernant l’agriculture de montagne qui enregistre un net redressement grâce au recul sensible du terrorisme. L’élevage des ovins, bovins et caprins qui était florissant avant l’avènement du terrorisme a entamé son déclin dès les années 90, la raison ou la cause en est que les pâturages de ce cheptel sont situés en haute montagne que l’insécurité a fini par vider.

Omar Soualah