A défaut d’agir, faute de moyens, aussitôt les premières alertes à la blue tongue données dans d’autres régions, les autorités locales de Fréha ont bien fait de réagir assez vite pour contrecarrer cette épizootie, qui vient en fait de faire ses premières victimes dans certains villages de cette municipalité, Guendoul et Baâgou notamment, à travers la campagne de lutte lancée il y a quelques jours. Celle-ci consiste en la démoustication et la désinfection des écuries, mais aussi tout lieu de rejet des eaux usées, étant donné que le virus, originaire croit-on savoir, du Centre-Afrique, est transmissible par des moustiques. Hélas, c’est le seul moyen de lutte existant. En effet, ça se passe également ainsi en Europe où plusieurs cas de langue bleue ont été enregistrés en France et en Hollande. Cela pour dire aussi que cette maladie n’est pas propre à notre pays, encore moins à la Kabylie. Il n’y a pas lieu donc de trop paniquer, il faut juste, insistent les vétérinaires et les pouvoirs publics, que les éleveurs suivent les consignes et surtout ne pas hésiter à signaler tout cas de décès aussi suspect soit-il, toute bête morte doit en effet être enterrée, celle atteinte par ce virus doit immédiatement être isolée pour éviter à cette maladie de se propager et limiter ainsi les dégâts.
M. O. Ben-Mokhtar
