l La RN 74 reliant la wilaya de Béjaia à celle de Sétif via les territoires des communes de Seddouk et de Béni Maouche n’en finit pas de connaître des remous. Jugeons-en !Tout a commencé au début de l’année 2000, lorsqu’elle a bénéficié d’un projet de revêtement superficiel en bitume, lequel est scindé en deux tranches. Si les travaux de la 1ère tranche qui ont débuté de l’oued Boussellam (Béni Maouche) pour s’achever à Seddouk Oufella ont été menés à terme, ceux de la 2ème tranche à peine démarrés des trois de Seddouk ont été arrêtés après une demi-journée de travail. En effet, les transporteurs privés de voyageurs faisant la navette sur cette route, jugeant que les travaux n’ont pas été menés dans les normes, ont fait appel aux notables des villages et ensemble ont exigé la suspension immédiate des travaux en bloquant la route avec leurs véhicules. Lors d’une réunion improvisée par les autorités locales pour décanter les revendications qui étaient ni plus ni moins l’arrêt des travaux. Devant leurs intransigeances, ils ont obtenu gain de cause auprès des représentants des pouvoirs, qui ont finalement accepté non seulement l’arrêt définitif du projet mais ont promis, aussi, en substance un revêtement digne de ce nom, genre de tapis, dans les toutes prochaines années comme il a été souhaité par les automobilistes. « Une chose promise est une chose due ». Ce projet tout attendu a été notifié par les pouvoirs publics au début de l’année en cours. Aussi l’année 2006 semble être euphorique pour les automobilistes, notamment les transporteurs fréquentant cette route qui, il faut le souligner, ont connu la galère pendant de longues années suite à l’état lamentable de cette route. Les travaux qui devaient démarrer au mois de mars furent ajournés en raison du calendrier très chargé de l’entreprise détentrice du projet. Mais au mois d’avril passé, l’entreprise en question fut chargée par les pouvoirs publics de parer au plus pressé en réalisant un kilomètre de tronçon traversant la localité de Tibouamouchine, laquelle était dans un état de détérioration avancé. Ceci a suscité le mécontentement des riverains, montés au créneau pour dénoncer les affres de la poussière que soulèvent les automobilistes de passage, et laquelle foisonne dans leurs foyers. A la fin du mois de juillet, personne ne s’y attendait et comme tombés du ciel, les engins de la SNTP ont fait leur réapparition sur cette route où les travaux ont débuté sous une fournaise impitoyable. Mais cette fois-ci, fait pour le mois étonnant, c’est la société civile de Béni Maouche qui a fait des siens en entamant des démarches remettant en cause l’itinéraire des travaux en faisant référence au contenu de la fiche technique y afférente à ce projet qui, semble-t-il, d’après certains membres des contestataires, stipule que les travaux devront démarrer de Béni Maouche vers Seddouk et non de Seddouk vers Béni Maouche comme cela se fait actuellement. Si l’on s’en tient à cela, les travaux ont été arrêtés depuis maintenant une quinzaine de jours pour des raisons de pannes survenues à la centrale d’enrobage d’El Kseur, nous dit-on.
L. Beddar
