Manque de personnel

Si nous avions évoqué dans l’une de nos dernières éditions le cas de la cantine scolaire en attente, cela ne veut pas dire que ce collège soit logé à meilleure enseigne. Bien que la rentrée pour le corps administratif et celui des enseignants aient déjà eu lieu, nous avons appris qu’au niveau de cet établissement, pas moins de quatorze postes allant des OPB, en passant par les professeurs jusqu’au poste de directeur sont vacants. « c’est un CEM qui ne pourra pas fonctionner avant des semaines », nous a confié une source proche du collège. En effet, n’était la présence du surveillant général et de quelques fonctionnaires, les inscriptions n’auraient pas eu lieu. « Il n’y a ni directeur, ni secrétaire ni encore moins d’adjoints d’éducation. Nous ne savons quoi faire », a ajouté notre source. Selon les dires de cette dernière, la rentrée scolaire n’aura pas lieu sous de bons auspices. Aussi samedi prochain, les collégiens d’Aït Itchir vont constater ce manque et risquent de prolonger leurs vacances de quelques jours notamment dans certaines matières : français, arabe et éducation physique. Il y a lieu de souligner, par ailleurs, que depuis son inauguration en 1993, ce collège a vu défiler à sa tête pas moins de six chefs d’établissement. Cela a fait dire à un professeur que le CEM d’Aït Itchir est devenu le point de passage obligé pour tout directeur attendant une confirmation dans le poste. Au mieux, ironise-t-il, « c’est un centre de formation ». Effectivement, l’avons-nous remarqué à chaque rentrée, nombreux sont les lycées et collèges qui attendent ces premiers responsables. Y a-t-il lieu de revoir la manière d’organiser le mouvement de ce corps des fonctionnaires ? Il serait préférable peut-être que chaque directeur assure d’abord la rentrée dans son établissement avant de rejoindre l’école vers laquelle il est affecté.

A. O.