De nombreux jeunes au talent incontestable s’investissent dans ce domaine et arrivent bien sûr à émerger du lot en un temps relativement court. C’est le cas bien évidemment de Nordine Debiane, un artiste avéré qui s’affirme doucement mais sûrement étant donné que ses aptitudes en la matière plaident inéluctablement pour un avenir doré. Le nouvel album de Nordine, sorti tout juste au début de la trêve estivale écoulée, vient en guise de signe avant-coureur d’un travail colossal auquel il compte s’adonner. L’artiste peut peaufiner soigneusement et comme une toile d’araignée une œuvre palpitante. Etant initialement batteur professionnel ayant même accompagné de grands et illustres chanteurs Algériens et Kabyles en particulier dans la réalisation de leurs produits et enfant prodige d’Azouza, dans la région de Larbaâ Nath Irthen, il a décidé de prendre la tangente et se mettre ainsi au diapason de ce noyau d’artistes « braqués » sur le spécial-fête. Il a d’ailleurs mis ses premiers jalons dans ce style de musique en 2003 avec, de prime à bord, une cassette composée essentiellement de reprises d’ancienne chansons qu’il a essayées, avec sa voix sensible, de remettre au goût du jour tout en gardant l’aspect original des textes. C’est à partir de là, et compte tenu de sa motivation inouïe et sa volonté inflexible, que Nordine commença à se lancer de pied ferme dans le domaine avec un deuxième album qui paraîtra une année plus tard comme pour faire connaître davantage l’artiste, étant donné que son produit a été bien accueilli, notamment par ceux qui l’adulent et l’écoutent régulièrement. L’exploit de jeunes, épatants, ne s’arrête aucunement à ce stade puisque son dernier album consiste indiscutablement en un « bijou attrayant ». Il a en effet fait un véritable tabac aussi bien en Kabylie qu’ailleurs. Les textes choisis par l’artiste s’incorporent merveilleusement à la musique pour en faire un spécial-fête envoûtant qui n’a pas manqué de subjuguer les férus de la chanson rythmée. Ainsi, aux cotés de ceux de Mohamed Allaoua, de Mourad Guerbes et de Saïd Youcef, entre autres, l’album de Nordine figure d’une manière constante dans les animations DJ lors des fêtes de mariage en Kabylie. Et pour cause, ses mélodies suscitent une ambiance indescriptible avec des airs de la liturgie des « urar ». Dans cet album, sorti chez Igawawen éditions, Nordine a réservé la part du lion à l’amour, un sujet très prisé par la frange juvénile. Il chante, en effet, « Ah a mon amour », « Ardjouyi – Ardjouyi », « Tchaachaa », « Wi », « Yenfan », « Svouhroutas », « A youl », « Ker Anhewes » et « Dis-moi ». En outre, dans la confection de ce produit, Nordine a fait appel à une pléiade d’artistes très connus dans le domaine, à l’image de Toufik Amer (arrangements), Sorécal (à la percussion), Lounès (tvel), Si Ai (Guitare), Amine Torki (mixage). Une voix féminine accompagne le chanteur dans ses mélodies. Il s’agit de celle de Maâyiless qui continue son bonhomme de chemin qui l’amènera, à coup sûr, vers un avenir doré. « Je remercie, à l’occasion, Mhend Bouchafaâ qui m’a vraiment encouragé et m’a poussé même à enregistrer », nous dira l’enfant de Nath Irathen qui a, faut-il le rappeler, durant le printemps écoulé, animé des galas en France, dans plusieurs salles des fêtes et même au Zenith avec Mohamed Allaoua, le 13 avril dernier. Etabli en France depuis 1997, ses séjours périodiques au bled ne passent pour autant inaperçus. Il est d’ailleurs très souvent sollicité pour animer des galas et des fêtes en Algérie. Or, cette année, son retour précoce à l’Hexagone lui a un petit peu chamboulé le programme. Ainsi, la sortie de son album en France oblige, Nordine s’atelle d’ores et déjà à préparer la promotion de son produit avec un agenda bien garni et composé de galas et soirées musicales prévues notamment pour le mois de ramadhan prochain. Par ailleurs, sur le plan de ses perspectives, l’artiste compte mettre prochainement sur le marché un clip diffusé déjà sur BRTV, ENTV et Beur TV.
A. H.
