Assurément, le chantier de revêtement des nombreux chemins vicinaux reste parmi les plus grands défis des municipalités de la Kabylie où plusieurs villages ne sont encore accessibles que par des piste très souvent abruptes. Aujourd’hui, nul n’ignore qu’il est quasiment impossible de pouvoir satisfaire l’ensemble des sollicitations émanant des comités de villages et relatives précisément au revêtement de leurs chemins, du moins à court terme pour la simple raison que les Plans communaux de développement (PCD) alloués aux municipalités ne peuvent, à eux seuls, prendre en charge ce volet car les crédits accordés aux communes sont relativement insuffisants pour ces chantiers excessivement onéreux. Il convient de souligner que la direction des travaux publics ne se charge généralement que des chemins de wilaya ou des routes nationales, et ce dans le cadre du sectoriel. Dans la commune de Maâtkas, les élus ont comptabilisé des dizaines de kilomètres de chemins vicinaux qui attendent d’être revêtus. Nous citerons, entre autres, ceux des villages de Bouhamdoune, Cheurfa, Takbilt, Aït Moh Dakli, Adjaba, Anegah, Tala Meda… Pour cette année, seules deux pistes ont été retenues pour un bitumage, en l’occurrence celle reliant le village Aït Zaïm à celui de Cherkia et celle desservant le village de Tizi n’Tzouguert en attendant la prise en charge des CV des villages de Ighil-Aouene, et Afir vers Tibikest, et ce, dans le cadre du programme complémentaire du PCD dont la commune vient juste de bénéficier (16 millions de dinars). Quant aux autres villages et hameaux, ceux-ci doivent prendre leur mal en patience pour voir arriver, enfin, leur tour. C’est dire enfin que sur ce chapitre, beaucoup reste à faire.
I. L.
