Les collégiens et lycéens du village Ahmam, accompagnés de leurs parents ont marqué à leur manière la rentrée scolaire en observant un sit-in devant le siège de l’APC d’Amizour pour interpeller les autorité locales quant au problème du manque de moyens de transport pour se rendre au chef-lieu communal où ils sont scolarisés. Depuis 8 heures du matin des dizaines de personnes dont la majorité des filles et garçons du moyen et du secondaire se sont regroupés en masse devant l’entrée principale de la mairie en scandant à tu-tête la galère qu’elles endurent durant chaque année scolaire. « Ce n’est pas toutes les familles qui possèdent un véhicule, notre village est en majorité pauvre, et faute de bus de transport, certains de nos collégiens ont recours à la navette pédestre. » relativise un membre de l’association locale organisatrice de ce rassemblement. Une distance de 8 kilomètres sépare le village Ahmam au chef-lieu Amizour qui n’est pas aussi facile à par courir deux fois quotidiennement surtout pour les élèves filles, d’ailleurs très nombreuses. Il faut dire que le cri de détresse de ces élèves a trouvé un écho chez les autorités locales qui ont invité les membre de l’association d’Ahmam à des discussion autour d’une table. A la fin des négociations, le président de la dite association a déclaré qu’une « issue à ce problème est trouvée pour un premier temps, et suite à l’aval de la sûreté de daïra et de l’APC, deux transporteurs privés seront autorisés à assurer la ligne Ahmam – Amizour chef-lieu ». Un dénouement à cette carence : un moyen de transport a néanmoins satisfait les contestataires qui n’ont pas tardé de se disperser dans le calme. Seulement, les membres de l’association trouvent que la création d’un services régulier de transport public des voyageurs assurant la ligne Ahmam – Amizour et Béjaïa via Boukhalfa serait une solution définitive. Les interlocuteurs trouvent que la ligne directe de leur village vers le chef-lieu n’est pas très rentable pour les transporteurs, chose d’ailleurs qui les fait fuir pour d’autre destinations.
Nadir Touati
