Vers un bras de fer entre l’APC et la population ?

« La commission eau » créée par les comités en début de la saison estivale pour régler les problèmes d’eau qui se posent avec acuité au village Tifra n’a été faite que pour épargner l’APC de la colère des citoyens car rien de concret, absolument rien, n’a été fait depuis l’installation de ladite commission ». Cette petite phrase qui se répète actuellement au village Tifra est très lourde de sens et amène même certains membres de comités à faire leur petit bilan et à réviser leur stratégie. Des dizaines de réunions pour finalement… du vent. Comme nous l’avons déjà signalé dans nos précédentes éditions, le village Tifra est le seul de la commune à vivre éternellement une situation hydrique des plus précaires et les comités de village au début de l’été, sentant la colère de la population aller crescendo, se sont impliqués pour calmer le jeu et essayer au moins d’atténuer le problème d’eau en collaboration avec l’APC. Cette dernière, forte de l’appui inespéré que lui apporte les comités, au lieu de régler rapidement les problèmes posés, renvoie tous les citoyens qui réclament à leurs responsables de quartiers, comme si ces derniers détenaient la « bague de Salomon », pour venir à bout du bourbier hydrique. « Curieuse façon de régler les problèmes », nous dit un citoyen avec malice…. Mais deux mois plus tard, on ne voit rien venir, mis à part des kilomètres de promesses. Et beaucoup de citoyens commencent à se rendre compte qu’on s’est joué de leur naïveté. Où est la véritable répartition depuis la source Tabarant? Où en est-on avec les 1 200 m3 trois fois par semaine du château Edemia ? Où en est-on avec la réparation du château d’eau « Ighil Oufella » qui constitue une vraie menace non seulement pour les préposés aux eaux, mais aussi pour toute la population. Qu’arrivera-t-il s’il venait à éclater ? Où sont les vannes et la tuyauterie promises ? Où sont les plombiers de la commune qui devraient intervenir pour régler tous les problèmes à l’intérieur du village ? Et la liste est longue… S’il fallait citer tous les griefs retenus par la population, ce serait à n’en plus finir. Devant cette situation inédite : un mois de réunion sans que la moindre opération sur le terrain soit menée, les citoyens commencent à exprimer leur colère et à afficher leur désapprobation aux comités qui ont pris les promesses du P/APC pour de l’argent comptant. Les réunions des djemmaâ, notamment celle de « Takhnaqt » ont montré l’impatience des citoyens à en finir avec cette situation infernale. Ou l’APC tient ses engagements, est-il dit, ou nous allons radicaliser nos actions. Devant ces bruits et fureurs latents pour l’instant, une réunion interquartier élargie à quelques notables est prévue dans les prochains jours pour discuter, entre autres, de la conduite à prendre devant ces lenteurs de l’APC à prendre en charge d’une manière effective les doléances exprimées par les comités. Un bras de fer se profile et cet automne risque d’être chaud, vu que l’eau des foyers n’arrive qu’entre dix à douze jours, même après avoir réglé la question de distribution.

Boualem B.