Comme à chaque rentrée scolaire, des centaines d’élèves tous niveaux confondus, exclus du milieu scolaire, se ruent vers leurs établissements respectifs pour essayer de convaincre les premiers responsables quant à une éventuelle réintégration. Cette dernière, bon nombre d’élèves la jugent légitime en raison de leur parcours exemplaire et des notes obtenues, mais l’âge a toujours été la cause principale évoquée par l’établissement. Parmi ces exclus, il y a lieu de citer ceux de la défunte 9e AF auxquels la chance n’a pas souri et pour qui aucune initiative n’a pu être prise pour essayer de récupérer un minimum d’entre eux malgré la note obtenue. Ces élèves, dont ceux nés en 1990 et ayant obtenu une moyenne de 9,77, sont purement orientés vers la vie active. Le comble dans tout cela est que « nos enfants ont, à la fin de l’année scolaire, reçu des formulaires pour suivre une formation en maçonnerie ou platrerie », nous fera savoir M. Bacha Moussa parent d’élève avant d’ajouter « je n’ai pas besoin de conseils pour orienter mon fils, mais un moyen pour ne pas lui gâcher sa scolarité en évitant de faire de lui un maçon à l’âge de… 16 ans ». « D’ailleurs, dans un CEM à Chorfa, w. Bouira, les recalés de la 9e AF ont bénéficié d’une seconde chance à travers cette semaine de rattrapage où ils ont fini par être admis à l’examen spécifique et ils ont réussi à relever le défi en arrachant leur billet au lycée », avant de s’interroger « alors pourquoi, ce n’est pas le cas à Tazmalt du moment qu’une classe spéciale ne fera que sauver des centaines de jeunes de cette société ingrate et leur épargner par la même, ce triste sort qui leur est réservé ? », conclut-il.
Achiou Lahlou
