Cette année encore la rentrée scolaire est partie pour ressembler aux précédentes car, hormis les écoles primaires, aucun autre établissement n’est véritablement prêt à accueillir les apprenants. Si l’on tient compte du constat établi par les services municipaux et l’inspecteur de la circonscription, les conditions d’accueil sont satisfaites dans la majorité des écoles que compte la commune même si cet état des lieux, certes assez positif, n’inclut pas les écoles situées loin du chef-lieu et qui vont commencer l’année scolaire avec un effectif très réduit. Donc, nonobstant l’optimisme affiché par les responsables, du moins pour quelque 2 700 potaches des premiers paliers, au niveau des trois collèges et du lycée, c’est la désolation tant le manque d’effectif est criard. En effet, au CEM « Khemissi Akli », qui compte un millier d’élèves, une quinzaine de poste reste à pourvoir en enseignants au moment où les « Bases 3 » situées à Aguemoune et Aït Adjissa souffrent non seulement de l’absence du directeur et du gestionnaire mais aussi de la moitié de l’effectif pédagogique dont l’arrivée, sûrement tardive, pénalisera les élèves. Au lycée, tous les témoins sont au rouge : pas moins de 11 enseignants manquent à l’appel, au moment où 4 agents sont en congé de maladie de longue durée et deux autres sont tout simplement mutés vers d’autres établissements. Comme pour les années précédentes, les résultats médiocres obtenus dans ces établissements sont dus aussi à ce retard dans le lancement des cours devenus légion à Béni Maouche. Les élèves scolarisés dans ces établissements ne savent plus à quel saint se vouer car il se retrouvent désorientés et déroutés par un état de faits dont ils sont loin d’être responsables.
A. A.
