Le casse-tête chinois

l C’est un vrai casse-tête chinois que celui de faire la navette sur la RN 5 entre le chef-lieu de la wilaya de Bouira et M’chedallah. Les travaux d’aménagement et de bitumage de ce tronçon ne cessent de causer d’énormes désagréments aux usagers de cette route, et plus particulièrement les transporteurs qui font le va-et-vient tous les jours. Des bouchons sont formés quotidiennement dans plusieurs endroits et les embouteillages deviennent par ce fait, monnaie courante de ce côté là. Ainsi, à la lenteur de la circulation, s’ajoutent les risques d’accidents qui ne manquent pas d’atteindre tout simplement la côte d’alerte. Les usagers s’interrogent sur le fait qu’aucune mesure ne semble être prise par les autorités compétentes et que les automobilistes se trouvent tout bonnement livrés à eux-mêmes dans des conditions qui frôlent l’inimaginable. C’est la loi du plus fort ou plutôt celle du plus cinglé qui prime et qui s’y exerce pleinement, augmentant ainsi les risques d’accidents et de disputes entre chauffards qui s’empressent sur une chaussée déjà cabossée. Pour cela, il est loisible de conclure au fait que ces travaux se font dans l’ignorance totale du repos des usagers et cela, parce qu’aucune déviation n’est prévue pour permettre de désengorger ce tronçon. Il est certes des usagers qui prennent la route de Selim pour éviter ces embouteillages, mais il demeure utile de souligner que seuls ceux habitant la région se rendent compte, sinon, les autres, notamment ceux qui viennent des autres régions du pays, se trouvent tout simplement pris dans le piège pour n’en sortir qu’après plusieurs quarts d’heure. Enfin, cela n’est qu’une preuve de plus qui renseigne amplement sur le laxisme de nos responsables car dans les pays qui se respectent, les interventions sur les routes à grandes distances ne se font pas dans la journée. C’est durant la nuit que ce genre de travaux doivent être effectués, et encore il faut les entourer de toutes les mesures de sécurité nécessaires. C’est dire que la tranquillité et le bien-être du citoyen sont loin de bénéficier d’un intérêt particulier dans ce bled… A méditer !

L. Kh.