Avec la douceur de la fraîcheur matinale, les bouts de choux du préscolaire se sont follement défoulés sous les airs folkloriques que diffusait le magnétophone et le bendir que maniait admirablement l’un des travailleurs. Le proviseur de l’école Bouktit-Tayeb (ex-Akbou Ouest) a tenu à ce que les petits anges de sa petite classe s’amusent dans l’enceinte même de leur établissement. Sous les encouragements des éducatrices, ils danserent comme de petits diables, c’était bien avant qu’on leur offre les friandises, les pâtisseries et la limonade, le tout offert par Djamila Hamitouche, épouse du maire Abderrahmane Bensebaâ. Celle-ci était présente à la fête, accompagnée de ses deux filles Silya et Kamélia et d’une amie, Kenza Sekhri, pour vivre ce moment avec les petits et son fils Rayan.
Ils seront rejoints plus tard par le P/APC. Ainsi, Iness, Abdelghani, Koceila, Yani, Samy, Chahinez et tous les autres virevolteront, chanteront… se défouleront à l’extrême en cette Journée mondiale de l’enfance.
La salle de cinéma était joliment ornée pour la circonstance
La FDOS de la localité a saisi l’opportunité pour marque la Fête de l’enfance par la finale de l’inter-écoles dont les éliminatoires se sont déroulés le début de ce mois à l’école El Kheiria (Zamouche-Akli). Des 22 classes participantes, 4 écoles étaient qualifiées : El Kheiria, Riquet 1, Arafou et Hira-Tahar. Pour ce jeudi, le coup du départ fut donné à l’école Zamouche-Akli. Les encadreurs, les élèves et les invités, après une collation, se déplaceront à pied, genre défilé, banderoles et drapeau à la main, jusqu’au cinéma. En plus du côté pédagogique, l’animation était agréable. Elle était assurée par les élèves des écoles primaires Mouloud-Feraoun et El Kheiria. Signalons que la classe de 5e année, encadrée par l’enseignante Malika Maraoui, a réalisé déjà les prouesses en danse (un petit ballet), en chant (dans les 3 langues) et en théâtre. Ces acteurs en herbe ont soulevé des salves d’applaudissements. Cette animation est de l’école Mouloud-Feraoun. La troupe de l’école El Kheiria (des 3e année) fut aussi admirable, notamment par la chanson Ayemma (ma mère) en ce jour de la Fête des mères. Les élèves de la 6e année de l’école Akkouche-Arezki (Arafou haut) furent les champions de la finale inter-écoles, suivis par Riquet puis par El Kheiria et enfin Hira-Tahar. Les premiers ont reçu un micro-ordinateur et les autres des survêtements et tableaux d’honneur. El Kheiria, Arafou haut et Hira-Tahar relèvent de l’inspection « 1 » et Riquet de Akbou 2.
Défi
Association contre les myopathies de Béjaïa a relevé, une fois de plus, le grand défi de réussir une belle action : celle de célébrer la double journée : Fête des mères et Fête de l’enfance, qui coïncident presque. La salle des fêtes de la crèche communale était pleine à craquer. De nombreux adhérents malades et leurs familles et une présence, disons spéciale pour reprendre les propres termes de la présidente de Défi, Nora Abderrahmani, a donné un cachet particulier pour la réussite de la fête. Adidi Bahloul, est venu apporter le rayonnement de sa présence. celle-ci est originaire de Tazmalt elle est myopathe. Elle a épousé Dominique Lee, un Français, ce qui relève déjà de « l’interdit », reconnaîtra-t-elle dans une courte allocution. « Il fallait que je n’abdique pas devant la maladie, car si le Bon Dieu m’a enlevé la motricité et l’utilité de mes mains et pieds, il me reste un cerveau. Il fallait l’utiliser au maximum », disait-elle. Adidi est auteur d’un ouvrage, A mon fils Mazigh et d’un documentaire Lettre d’enfance relatant sa vie et l’évolution de sa maladie. « J’ai réalisé le documentaire pour faire connaître mes origines, mon pays à mon fils », expliquait-elle. Un fils dont la naissance fut un miracle le handicap de sa mère. Dans une atmosphère de chaleur conviviale extrême, de grande sympathie, les volontaires de Défi distribueront de petits sachets de friandises, des limonades et gâteaux. La cerise sur le gâteau fut la surprise, du jour avec la célébration de l’anniversaire d’un handicapé, Da Merzouk, grand poète, anonyme malheureusement. Défi a défié et a… réussi.
Taos Yettou
