Plus qu’une fonction, une vocation

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Un séminaire international des inspections générales de France, du Maroc de Tunisie et d’Algérie, a été organisé hier, sous le haut patronage du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M Tayeb Louh, à l’hôtel Aurassi.L’objectif de cette rencontre qui s’étale sur deux jours permet l’échange d’expériences et des méthodes de contrôle et d’évaluation à travers une approche thématique portant notamment sur le contrôle des prestations, et de l’audit de structures déconcentrées du travail et d’association à caractère social.Selon le ministre, la fonction contrôle occupe une place très importante dans les institutions, l’Algérie a engagé des reformes profondes dans ce cadre pour répondre aux exigences induites par les mutations politiques, économique et sociales, tant sur le plan interne qu’international. Le même responsable insiste sur le fait d’assurer le contrôle du processus afin d’éviter les disfonctionnements, et que « c’est à l’Etat d’exercer un contrôle sur l’ensemble des administrations afin d’assurer leur bon fonctionnement, de constater les faiblesses et le cas échéant, corriger les erreurs et sanctionner les manquements nés de la mise en œuvre de ces réformes ». Le ministre s’est longuement étalé sur les réformes qui ont été faites durant ces cinq dernières années, il invoque que les efforts consentis par l’Algérie en matière de réforme du système économique durant cette période se sont traduits par la résolution de la contrainte de financement extérieur, un recul du taux de chômage qui est passé de plus de 29% en 1999 à 15,3%en 2005, et les projections à l’horizon 2009 avancent un taux inférieur à 10%. Il ajoute que près de 58 000 micros – entreprises ont été créées, pour un investissement de 98,3 milliards de dinars dont 64,2 milliards de crédit bancaire. Ainsi qu’un accroissement important du budget annuel d’investissement de l’Etat qui est passé de 266 milliards de dinars en 1999 à 662 milliards en 2004 et à 1 200 milliards en 2005, il est prévu qu’il atteigne plus de 1 920 milliards de dinars en 2007. De plus, il ne manque pas de rappeler, la réduction de la dette extérieure qui, de 30 milliards de dollars en 1998, est passée à 9 milliards de dollars vers la fin juillet 2006, et qui atteindra les 5 milliards vers la fin de l’année en cours. Le même responsable estime que l’économie algérienne connais une réelle redynamisation, et que l’Algérie a suffisamment de capacités pour aller vers davantage de performances compte tenu, notamment, des immenses potentialités que recèle le pays.Deux programmes ambitieux d’investissement ont été mis en œuvre, des programmes qui selon l’orateur tendent à mettre à niveau et à développer les infrastructures de base, et à encourager le développement de l’agriculture et du secteur du bâtiment ainsi que le développement des zones sahariennes, des steppes et des hauts plateaux. Il affirme que le deuxième programme d’investissement couvre la période allant de 2005 à 2009 ; il a bénéficié d’une enveloppe importante dépassant 100 milliards de dollars.

Kahina Oumeziani

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