Contrairement aux établissements du primaire et du moyen, où des milliers de scolarisés ont rejoint les bancs de l’école depuis ce samedi, au lycée Slimane- Amirat, l’opération relative aux inscriptions qui devait prendre fin la semaine dernière a été prolongée jusqu’à ce dimanche et ce en raison de la faible influence des lycéens qui sont venus s’inscrire. Ce mardi, jour fixé pour la reprise des cours, beaucoup de lycéens, lycéennes et enseignants manquaient à l’appel, les salles étaient presque désertes. Certains lycéens qu’on a pu interroger affirment avoir passé les premières heures de la matinée à attendre l’arrivée des enseignants, et les apprenants qui ont effectué le déplacement jusqu’à cet établissement ont fini par regagner leurs domiciles. En effet, cette situation n’est pas nouvelle dans ce lycée car depuis son ouverture, il y a de cela quatre ans, ce sont les mêmes problèmes qui refont surface en chaque début de rentrée scolaire. M. Messaoudi, enseignant dans ce lycée, qui s’est expliqué ce samedi dans les colonnes dans notre journal, a affirmé que de nombreuses déficiences entravent la rentrée scolaire chaque année. Le manque d’enseignants ainsi que de personnel de service et d’adjoints d’éducation sont, selon lui, les principales causes qui font que la rentrée scolaire s’effectue chaque année dans de mauvaises conditions. L’accumulation de tous ces problèmes affecte, non seulement la scolarité des lycéens et lycéennes, mais nourrit en eux des comportements d’indiscipline et de laisser-aller, sinon comment expliquer que beaucoup tardent parfois à effectuer les inscriptions et refusent parfois de regagner le lycée sous prétexte de l’absence du personnel enseignant. En fait, si ces nombreux problèmes ne sont pas résolus dans l’immédiat, d’autres viendront s’ajouter à la liste. Le livre scolaire et la prime de scolarité ont souvent suscité des mécontentements, ils risqueront de déstabiliser davantage cet établissement.
DJ. M
