Le processus des négociations sur les conventions de branches, les augmentations des salaires qui devraient toucher tous les secteurs d’activités aussi bien publics que privés à travers la revalorisation du SNMG, le pacte économique et social et la prochaine tripartite et d’autres sujets se rapportant au monde du travail et à l’activité syndicale ont été abordés hier par le secrétaire général de l’UGTA, Madjid Sidi Saïd, lors d’un entretien qu’il accordé à notre confrère « le Quotidien d’Oran ». Appelé à apporter une évaluation sur le déroulement des négociations autour des conventions de branches, M. Sidi Saïd rappellera que « la révision des conventions de branches a été formulée par le secrétariat national de l’UGTA au chef du gouvernement lors de la tripartite d’octobre 2003 et réitérée en mars 2005 » et que « les dix-sept fédérations de branches ajoutées au patronat, et qui se sont constituées en commissions, traitent dans ces négociations de deux volets, celui des relations de travail et celui des augmentations des salaires ». Il soulignera également que l’évaluation du travail des dix-sept fédérations fait ressortir que celles de la mécanique-métallurgie, du tourisme commerce et du BTPH n’ont pas trouvé de consensus avec les Sociétés de gestion des participations (SGP). Des revendications estimées « légitimes » par le SG de l’UGTA qui a reconnu que l’appel à l’arbitrage du chef du gouvernement qui a mandaté le ministre du Travail, derrière la série de rencontres entre le secrétariat national de l’UGTA et le ministre des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI) demeure « la solution qui pourrait mettre fin à la situation de blocage entre les trois fédérations et les SGP ». Sidi Saïd notera également que si les fédérations du BTPH, du tourisme-commerce ont déjà trouvé un consensus, quelques difficultés persistent encore chez les mécanos, mais se montrera optimiste quant à un règlement de la situation très prochainement. La rencontre d’évaluation de demain à la Centrale pour soulever ces difficultés et celle de lundi durant laquelle seront conviés le MPPI et le ministre du Travail à ce sujet pourraient apporter des « solutions consensuelles ». Toujours dans le même cadre, Sidi Saïd fera savoir que l’UGTA a transmis au patronat un avant-projet de conventions de branches et qu’une première évaluation est prévue pour le 23 septembre prochain. Un fait mérite d’être signalé, les conventions de branches avec le patronat qui seront signées lors de la prochaine tripartite seront parrainées par le gouvernement et les augmentations des salaires du secteur privé auront alors force de loi. Sidi Saïd signalera au passage que « les journalistes qui travaillent dans le secteur privé seront concernés par ces augmentations qui, selon la proposition de l’UGTA, devraient atteindre les 20%, tout en sachant que les patrons bénéficieront d’allègements fiscaux et des charges sociales » L’éventuel relèvement du Salaire national minimum garanti (SNMG) dont le principe est acquis par toutes les parties et autour duquel les discussions seront enclenchées, est revendiqué à 15. 000 dinars selon la résolution du 10e congrès mais le chef de la Centrale syndicale avouera que « la logique de la tripartite est tout autre ». Interrogé sur les travailleurs qui observent un sit-in devant la Centrale syndicale parce qu’ils n’ont pas perçu leurs salaires, Sidi Saïd précisera que ce dossier remonte à quinze ans, et que même si globalement il est réglé, il reste toutefois quelques entreprises de la mécanique, technique notamment. Questionné sur la date de la tenue de son 11e congrès après avoir activé pendant tout ce temps hors mandat « parce les conditions nécessaires pour tenir les congrès n’étaient pas réunies », Sidi Saïd répondra qu’il se tiendra au courant du « deuxième semestre 2007 parce que, après les congrès des fédérations qui débuteront à partir du mois de novembre prochain, il y aura ceux des unions de wilayas. Ce processus s’achèvera au cours du premier semestre 2007 ». Quant à sa (re) candidature, le SG de l’UGTA considérera cette question « secondaire pour le moment » en avançant que sa préoccupation première est de « mener les différentes négociations à point et conclure le pacte économique et social » et puis tout dépendra de « la volonté des travailleurs à vouloir me garder ou pas », conclura-t-il.
Synthèse H. Hayet
