Pas moins de quatre magasins et boutiques ont été la cible de cambrioleurs durant la nuit. Le dernier date du week-end passé où les malfaiteurs ont défoncé le rideau d’un kiosque pour le dévaliser, emportant ainsi appareils et autres objets de valeur. A cet effet, le climat d’insécurité plonge les citoyens de Lota dans une peur généralisée, à l’exemple de certains commerçants terrifiés et qui sombrent dans la pire des incertitudes. Ceux-ci redoublent de force en hurlant de colère face à cette situation. « On commence à redouter l’ampleur de ce fléau engendré d’abord par le laisser-aller, le chômage, l’oisiveté… et l’absence de sécurité », nous dira Aïssa, un commerçant. A la cadence prise par ces bandes de malfrats nocturnes, l’armature des portes en fer forgé (blindées) ne suffit plus. « On n’est jamais bien défendu que par soi-même », nous confie Aïssou, un jeune commerçant qui avoue aménager une couchette à l’arrière-boutique pour y passer quelques nuits à l’intérieur de son magasin. Décidément, les autres s’accordent à soutenir que tant que les forces de l’ordre n’interviendront pas de temps à autre par des descentes inopinées, histoire de marquer leur présence, il y aura d’autres victimes. Les commerçants se sentent ainsi menacés. Néanmoins, « il n’y a d’autre voie que celle de s’organiser et se prendre en charge », ajoutera l’interlocuteur.
Sid Ali Djenane
