Le lancement, en 1991 de l’Agence nationale de l’Amélioration et du Développement du Logement, connue surtout sous son sigle, AADL, prononcé souvent ADL, a suscité beaucoup d’espoir parmi les Algériens, notamment ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter, sur le marché libre de l’immobilier, un logement. Payer son logement par mensualités, en fonction de son salaire, c’est le rêve de millions d’hommes et de femmes. Un rêve que l’arrivée du président Bouteflika va transformer en réalité, en permettant, par de nombreuses facilités, au plus grand d’y accéder. Si plusieurs tranches de logements ont été jusqu’ici livrées, les demandes d’un grand nombre de souscripteurs ne sont pas toujours satisfaites. Certaines demandes remontent même à plusieurs années ! Les bâtiments de l’AADL se dressent, inachevés, aux quatre coins du pays : certains ne sont encore que des armatures, d’autres sont en partie finis, d’autres, dit—on sont finis ou presque finis. Bref, quelque soit l’état d’avancement des travaux, ils ne sont pas livrables. Comme on dit, en kabyle, il manque toujours dix-neuf pour faire vingt ! Et les souscripteurs sont exhortés, par les responsables de la structure, à patienter. L’AADL impute les retards enregistrés dans la finalisation des travaux aux entreprises qui ont décroché les chantiers. Elle vient même de résilier les contrats qui la lient à certaines entreprises, dans plusieurs régions du pays et accorder des délais à d’autres. Des mesures qui auraient dû être prises depuis longtemps ! Les souscripteurs, eux, ne se prononceront pas… tant qu’ils n’auront pas intégré les logements promis !
S. Aït Larba
