L’hémophilie ! Voilà un vocable bien mystérieux dont on sait seulement que c’est une pathologie en rapport avec le sang. Les plus avertis ajoutent qu’elle a un lien avec la coagulation du sang et que c’est une maladie « royale » pour l’unique et simple raison que le dernier tsarévitch de l’histoire était hémophile.La Journée mondiale de l’hémophilie, célébrée à Bgayet pour des raisons de commodité, le 14 avril écoulé, a regroupé hémophiles, parents et spécialistes de la santé autour du président du bureau local de l’association des hémophiles, M. Imloul Saïd et du Dr Kessal, directeur de la santé. Explications et débats menés par des spécialistes dont le Dr Brahimi Abdelhafid du secteur sanitaire de Sidi Aïch, ont permis de lever un coin de voile sur une maladie rare et méconnue. L’hémophilie est une maladie hémorragique, héréditaire qui touche les hommes et très exceptionnellement les femmes.A titre indicatif, il y a moins de dix filles hémophiles en France. A Bgayet, la dernière enquête qui remonte à 2004 a recensé 85 hémophiles à travers la wilaya. C’est peu et beaucoup à la fois. Peu de par le chiffre modeste, mais beaucoup par rapport à une maladie incurable et dont la seule parade efficace demeure la prophylaxie.L’hémophilie transmise exclusivement par la mère est due à une diminution ou absence dans le sang d’un facteur de coagulation; le facteur 8 dans 85% des cas et le facteur 9 dans 15%. La sévérité de l’hémophilie se décline en terme d’intensité du déficit en facteur. Elle est grave lorsque le taux est inférieur à 1% modérée entre 1 et 5% mineure quand elle dépasse 5%. La principale complication évolue vers des problèmes d’articulation au genou, le cas le plus fréquent à la cheville, à la suite de traumatismes pouvant entraîner des blocages articulaires, un raidissement avec au bout une infirmité. D’où l »importance de la prévention car sur le plan thérapeutique, la médecine, hormis l’injection intraveineuse du facteur manquant synthètisé en laboratoire, n’a pas grand chose à proposer.
M. R.
