l La zlabia sera vendue cette année 140 dinars le kilogramme, tel est le prix décidé après l’augmentation de celui du sucre du moins chez le berbère tunisien qui tient échoppe sur le boulevard principal de Draâ El Mizan.Au demeurant, comme chaque année chez les autres vendeurs occasionnels, cette sucrerie qui meuble la table du jeûneur coûte généralement vingt dinars moins chère. Néanmoins, à la veille du début du Ramadhan, hormis donc le Tunisien, nous n’avons repéré aucun autre fabricant alors que les années précédentes, plus d’une semaine sinon deux avant le jour J, plus d’une quinzaine de restaurants ou de locaux sont reconvertis dans cet usage.Malgré que nous n’ayons pas interrogé les personnes qui avaient pour habitude de changer d’activité pendant ce mois sacré, il n’en demeure pas moins que les raisons plausibles sont connues.Ainsi, la première a trait au nouveau règlement qui stipule qu’il faut une autorisation pour exercer toute autre activité pendant le Ramadhan. La deuxième n’est plus ni moins que le manque d’engouement des clients pour cette sucrerie qui perd ainsi de son aura et de son prestige d’autant plus que le secret de sa fabrication est levé depuis longtemps. Ainsi, à Draâ El Mizan, l’an passé, nous avions remarqué une baisse notable de clients chez les vendeurs locaux à partir de la seconde dizaine de jeûne alors que le Tunisien arrivait à maintenir le rythme. La troisième raison est, bien sûr, l’augmentation du sucre et d’autres ingrédients, ce qui se répercute inévitablement sur le prix de vente de la zlabia car avec 140 dinars, le jeûneur peut se permettre trois kilogrammes de raisin “dattier” de Boufhaima et sans risque de diabète.
E. N. K.
